À une année de la prochaine élection, Christian Estrosi a confié le réveil de son organisation de jeunesse à Lucas Magliulo. En plus de s’organiser pour bientôt faire campagne sur le terrain, les « Jeunes avec Estrosi » vont proposer au maire une série d’idées pour son programme de 2026.
« Contrairement à ce que l’on entend parfois, le maire sait que les jeunes s’intéressent et se mobilisent pour leur ville ». Fin janvier, la soirée de lancement des Jeunes avec Estrosi « nouvelle génération » lui a plutôt donné raison, avec 200 curieux rassemblés dans un bar du centre.
Parmi les inscrits ce soir là, beaucoup d’employés de la mairie, comme certains ont persiflé sur les réseaux sociaux ? « On n’empêchera pas les jaloux de jalouser, mais à 95%, c’étaient des nouveaux, des Niçois motivés que nous ne connaissions pas encore » relève Lucas Magliulo, 28 ans, tout neuf conseiller municipal et nommé responsable de l’association. « En quelques semaines, 400 se sont manifestés. C’est un début très encourageant ».

Une bonne nouvelle pour le tenant du titre, qui brigue un quatrième mandat dans une société qui a choisi le renouvellement dans pas mal de grandes villes lors des derniers scrutins. Avec le départ de Martine Aubry à Lille, le maire affiche aujourd’hui, à ces fonctions, l’une des plus fortes longévités politiques de tout le pays. Un atout, celui d’une sacrée expérience, ou un handicap ? « Son bilan est solide et les jeunes ne s’y trompent pas. Le doublement du nombre d’étudiants, l’ouverture du Stockfish avec des tarifs très réduits, l’accessibilité des services publics, notamment celui des transports, c’est Christian Estrosi ».
« 20 propositions concrètes, de la santé à la sécurité »
Après un premier pot en janvier, le collectif a multiplié les soirées thématiques, avec les élus les plus motivés du conseil municipal (Anthony Borré, Gaël Nofri, Magali Altounian…) et les inscrits, entre 18 et 35 ans. « Nous nous mobilisons sur deux aspect : la formation militante - réseaux sociaux, terrain, médias, etc - et les idées ».
Comme en 2020, étudiants et actifs vont phosphorer sur les thématiques du quotidien, puis transmettre « entre 10 et 20 propositions très concrètes » que Christian Estrosi devrait reprendre dans son programme. Le spectre est large : « nous nous intéressons à la santé, à la sécurité, aux transports…»

Quid de la concurrence, alors que le potentiel rival Eric Ciotti pourra sans doute compter sur de (nombreux) Jeunes RN ? « En réalité et c’est factuel, la principale organisation politique à Nice, c’est nous » fait valoir Kelian Dubas, 29 ans et ancien vice-président de la Fédération des associations estudiantines des Alpes-Maritimes. « On nous raconte qu’à notre âge, nous serions tous chez Mélenchon ou chez les écolos. À Nice, ça n’existe pas. Et à droite, avec le passage de Ciotti chez Marine Le Pen, d’ex-Jeunes LR se retrouvent mêlés à des militants très peu fréquentables…»
« Les 18-35 ans de la droite et du centre cherchent à représenter une force de projets, à monter des choses avec ceux qui font bouger cette ville. Pas à végéter avec ceux qui ont ‘bordélisé’ nos campus ces dernières années » tacle-t-il encore, une allusion à peine voilée à l’endroit de l’UNI 06, soutien traditionnel des adversaires du RN et de l’UDR.
Et de souligner : « Trois mandats de Christian Estrosi, c’est déjà cette finalité : avant, pour étudier puis pour monter sa startup, la vérité, c’est qu’il fallait partir. Tout a changé et à présent, l’innovation se joue ici. Tous les baromètres de référence le disent ». La bataille électorale n’est pas encore tout à fait lancée, mais les arguments sont déjà… affutés.
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