En retrait du tumulte de la ville, dissimulée entre les façades du centre-ville de Nice, elle tient bon depuis des générations. Dans la cour du centre d’incendie et de secours Hancy, entre la sirène d’un fourgon et le claquement d’un ballon de basket sur le petit terrain de sport, l’une des plus anciennes casernes de la ville n’a rien perdu de son âme. Bien au contraire…
- LIRE NOTRE DOSSIER – Jean Médecin, Nice populaire
« C’est la vraie caserne par excellence » sourit d’emblée le capitaine Stéphane Niollon, le chef de centre. Le regard vif et la voix posée, il évoque avec fierté un lieu chargé d’histoire, devenu une institution dans le paysage niçois. « Elle a une vraie âme, une cohésion unique. Ce qu’il faut faire ressortir ici, c’est l’esprit de famille. »
Une vie rythmée par 6200 interventions chaque année
Le CIS Hancy, ce sont 50 sapeurs-pompiers professionnels, organisés en quatre sections qui assurent une présence H24, 365 jours par an. Chaque année, plus de 6000 interventions sont déclenchées depuis cette adresse.
« On est souvent primo-intervenants, notamment sur des feux urbains. On a même été les premiers à intervenir lors de l’attentat de Notre-Dame (en 2020, après la neutralisation du terroriste islamiste par la police municipale, NDLR)… »


À l’intérieur, les générations se croisent. De jeunes recrues, formées par des anciens chevronnés. Une transmission précieuse dans un contexte opérationnel exigeant : le centre est situé dans un secteur dense, et parfois difficile.

« On connaît bien les commerçants, on a un vrai lien avec le tissu local. Mais on est aussi amenés à intervenir dans des zones plus critiques, autour de la gare par exemple. »
Lieu historique, architecture singulière
Le bâtiment lui-même, avec sa cour intérieure à l’ancienne et ses volumes réduits, évoque une époque (presque) révolue. « C’est une vraie caserne typique, à la parisienne, en plein centre-ville, où on ne peut pas pousser les murs. Il y a tout de même un petit terrain de sport. Un charme unique… »
Un projet de rénovation est d’ailleurs en cours. « On a déjà refait les chambres. Et d’autres travaux sont dans les tuyaux, pour moderniser les lieux tout en respectant leur histoire. »


À Hancy, comme ailleurs, le risque terroriste est pris très au sérieux. Depuis l’instauration du plan Vigipirate, l’accès est très sécurisé. « On vit avec ce risque majeur. On est formés, équipés : on a même des gilets pare-lame dans le VSAB (véhicule de secours et d’assistance aux victimes), c’est dire… »

Un changement de climat que l’ancien chef de la Tour Rouge, en poste ici depuis sept mois, mesure à chaque instant. « Il y a quelques années, on n’aurait jamais imaginé devoir se protéger à ce point. Mais on reste concentrés sur notre mission, en veillant à assurer la sécurité de nos équipes et de la population. »



Tu as bien analysé Steph .
Chris
christian.giolito@wanadoo.fr. j’avais instauré une unité de valeur « la bafotherapie » et comme notre Seigneur dans sa grande tolérance disait : « il vaut mieux donner que reçevoir » 12 ans de bonheur dans cette caserne vitrine de nos Sapeurs Pompiers Niçois