À peine élu maire de Nice, Éric Ciotti soulève de nouvelles questions sur l’organisation des JO d’hiver 2030. Le président de la région Renaud Muselier évoque un « problème réel » et n’exclut pas de revoir entièrement le projet sur les sites niçois, avec une décision attendue d’ici fin avril.
Le calendrier s’accélère et les lignes bougent déjà. L’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, dimanche, rebat les cartes autour des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.
Lundi, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier (Renaissance) a posé un constat sans détour. « Avec Nice on a un problème réel avec un maire élu qui est pour les Jeux, mais pas de la même manière que le projet initial, » a-t-il déclaré à l’AFP.
Celui qui préside également la Solideo, chargée de livrer les ouvrages olympiques, prévient que la situation nécessite des clarifications rapides. « Ça mérite quelques explications de texte pour voir si c’est viable à Nice, sinon il faudra réévaluer », a-t-il poursuivi.
🏅⛷️ Le flou sur les sites des JO 2030 agace Éric Ciotti, qui propose son contre-projet pour Nice#Nice06 @eciotti
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Un « plan B » déjà envisagé
Face aux incertitudes, Renaud Muselier ne ferme aucune porte. « Je n’hésiterai pas à tout changer s’il le faut », a-t-il insisté, évoquant l’existence d’« un plan B » sans en dévoiler le contenu.
Le timing est serré. « La Solideo a travaillé sur un chiffrage qui va sortir courant avril, il faut que ce soit décidé fin avril », a-t-il précisé, alors que la gouvernance d’Alpes 2030 traverse déjà une période de tensions et fait craindre des retards.
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Dans ce contexte, les arbitrages à venir pourraient redessiner en profondeur la place de Nice dans l’organisation des Jeux.
Deux visions opposées pour les sites niçois
Le nouveau maire, UDR allié au RN, a battu Christian Estrosi, président-délégué de la région et proche de Renaud Muselier. Depuis plusieurs mois, Éric Ciotti affiche une position constante : favorable aux Jeux, mais opposé au projet actuel.
Nice doit devenir un pôle olympique pour les sports de glace, avec l’accueil du patinage artistique et du hockey sur glace, ainsi que la création d’un village olympique et d’un centre des médias.
Dans sa version actuelle, le projet prévoit notamment de couvrir temporairement le stade Allianz Riviera pour y installer les épreuves de hockey, avec la construction d’une patinoire et du village olympique à proximité, dans l’ouest de la ville.
Une option rejetée par Éric Ciotti, qui refuse que l’OGC Nice soit privé de son stade pendant plusieurs mois. Il propose de déplacer les installations vers des sites plus centraux, avec une patinoire au palais des expositions et un village olympique sur le terrain d’une caserne appelée à fermer.
Des alternatives jugées insuffisantes par Renaud Muselier. « Moi je ne suis pas compétent mais on me dit que c’est du niveau d’un championnat du monde juniors », a-t-il lancé.
Le président de région rappelle l’enjeu global du dossier. « On parle d’un projet de dimension mondiale, pas d’une revanche des uns sur les autres, » a-t-il insisté, en référence à l’inimitié entre Éric Ciotti et Christian Estrosi.
Ce qui est important
- L’élection d’Éric Ciotti à Nice remet en cause le projet olympique prévu pour 2030 sur les sites niçois
- Renaud Muselier évoque un « problème réel » et n’exclut pas un « plan B » avec une décision attendue fin avril
- Deux visions s’opposent sur l’emplacement des infrastructures et l’utilisation de l’Allianz Riviera



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