Sur le boulevard de la Madeleine, secteur populaire et familial entre Magnan et les premières pentes verdoyantes, l’immobilier attire toujours ceux qui cherchent une adresse niçoise accessible, sans renoncer à la mer et aux commodités.
- Lisez notre dossier spécial, un mois entier à arpenter ce quartier : « La Madeleine, le bastion niçois »
Derrière la vitrine de son agence La Forêt, Léo Melcion, installé depuis trois ans, reçoit chaque jour un public éclectique. « On voit de tout. Jeunes couples, étudiants, primo-accédants, investisseurs… C’est un quartier vivant, historique, avec des familles qui sont là depuis longtemps et des enfants qui rachètent ici. »
Le portrait qu’il dresse est celui d’un secteur encore « raisonnable » au regard du marché niçois. « Pour un appartement, on est en moyenne entre 3.500 euros et 4.000 euros le mètre carré. C’est attractif quand on compare au centre-ville, où les prix montent vite. Ici, on peut rester proche du tram, des bus, de la mer, tout en gardant un budget raisonnable. »
Prix accessibles et vraie vie de quartier
Un deux-pièces se négocie entre 150.000 et 200.000 euros, un trois-pièces plutôt entre 200.000 et 250.000 euros, avec des surfaces standardisées. Studios de 25 à 30 m², deux-pièces autour de 40 m², trois-pièces de 60 m². « Ce sont souvent des premiers achats. Les jeunes couples prennent une ou deux pièces, puis agrandissent ou repartent ensuite. »
La vie locale joue aussi beaucoup. « On a tout ici. Supermarché, pharmacies, écoles, commerces… On n’a pas besoin d’aller en centre-ville pour vivre. Il y a un esprit de quartier, c’est monsieur tout-le-monde qui habite ici. »
Insécurité ? « Il y a encore des clichés »
La Madeleine conserve parfois une réputation peu glorieuse. Léo nuance. « Honnêtement, en trois ans, je n’ai jamais vu de gros problèmes d’insécurité. Une seule épicerie de nuit pose souci, elle est régulièrement fermée administrativement. Après, oui, l’image du quartier est encore à travailler. Certains gardent en tête l’étiquette ‘populaire’. Mais ceux qui visitent changent vite d’avis. »

Selon lui, le tram et les bus ont clairement changé la donne. « C’est très bien desservi. Pour les étudiants, c’est idéal, avec les facs à proximité. On met un bien en location, dans l’heure on a vingt demandes. Le marché locatif est extrêmement dynamique. »
Sur le plan purement patrimonial, le secteur ne promet pas de coup de poker. « Ce n’est pas un quartier où on va faire une très grosse plus-value. C’est plus un achat de résidence principale, un investissement sûr, à long terme. Il y a des plafonds de prix que l’on ne dépassera pas. »
« Un bon compromis niçois »
En remontant le boulevard de la Madeleine, l’atmosphère change. Plus résidentiel, plus vert, plus calme, mais pas forcément plus cher. Au bas du boulevard, en revanche, la mobilité est forte. « Ça tourne vite. Il y a beaucoup d’investisseurs, du Airbnb, de la location longue durée, des étudiants… C’est très mixte. »
Au fil des années, le quartier semble avoir gagné en attractivité, sans perdre son âme. « Je viens d’un coin rural, dans les Vosges » explique Léo. « Je retrouve ici ce côté simple et direct. Les gens sont accessibles, il y a un vrai échange. »
Pour lui, la Madeleine s’affirme comme l’un « des derniers secteurs centraux abordables » de Nice. « Franchement, vu les prix du centre-ville ou de l’Ouest, c’est un très bon compromis. On reste en ville sans y être vraiment. Et on sent que ça continue d’évoluer dans le bon sens. »



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.