Après ses trains, publics, la région Sud est harponnée pour son service aérien, privé. D’après le site de comparatif Kayak, l’aéroport de Nice aurait parmi les moins bons taux de fiabilité, avec presque un vol sur deux retardé.
Après le réseau ferroviaire, les avions. Épinglée en 2023 et en 2024 pour le faible niveau de fiabilité de ses trains, Provence-Alpes-Côte d’Azur souffrirait visiblement des même maux au sujet du transport aérien. C’est en tout cas ce qu’indique le spécialiste des comparatifs, le site Kayak, relayé parVersion Femina.
Selon les observations, les aéroports les plus actifs sont aussi les moins ponctuels. Dans le quatuor des mauvais élèves, nous avons notamment à la quatrième place Marseille, avec 32% de départs décalés et 27 minutes de retard en moyenne. Deux plateformes parisiennes sont également sur le podium, Orly, troisième (33% de décollages différés), puis Charles de Gaulle, deuxième (44%).
34 minutes de retard en moyenne à Nice
Mais tout en haut de ce classement, c’est un autre site du Sud qui fait office de bonnet d’âne. Avec presque un avion sur deux ne partant pas à l’heure (46%), Nice - Côte d’Azur est l’établissement affichant le moins bon résultat de l’Hexagone. En moyenne, les décollages se font avec 34 minutes de retard. Ajoutons à cela qu’1,9% des voyages sont annulés.
Un total loin des plus assidus de France, à savoir Pau (13% de vols décalés), Montpellier (16%), suivis du trio Toulon, Biarritz et Lille (19%). La moyenne en 2024 dans l’ensemble du pays était de 36%, toujours d’après Kayak. Une situation qui ne s’arrange pas, puisqu’en 2023, nous étions à 30%.
Effectifs insuffisants ?
Comment expliquer les problèmes rencontrées sur la Baie des Anges ? « Un déficit d’effectif » ainsi que « des difficultés d’organisation temporaires », d’après la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) dans un communiqué publié en mai. Effectivement, depuis février 2025, le site connaît des perturbations récurrentes, notamment le vendredi et le dimanche, jours de fort trafic, à cause d’une pénurie de contrôleurs aériens.
De quoi créer des complications organisationnelles contraignantes et largement ressenties par les voyageurs.
Or, les événements se bousculent sur la Côte d’Azur. Il y a eu le Festival de Cannes (13 au 24 mai), le Grand Prix de Formule 1 à Monaco (22 au 25 mai). Surtout, début juin, de nombreux chefs d’État et de gouvernements sont attendus pour la troisième conférence des Nations Unies sur l’océan (du 9 au 13).
Il fallait donc régler ce souci au plus vite. C’est pour cela qu’au début du mois, des mesures d’urgence étaient annoncées. Reste à voir si les changements apportés porteront leurs fruits, alors que la saison touristique entre dans sa phase la plus chaude pour le territoire azuréen, à un mois de l’été.



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