Épinglés pour leurs nombreux retards en 2023, les TER de Provence-Alpes-Côte d’Azur se sont-ils améliorés en 2024 ? Cette étude nous apporte quelques éléments de réponse.
En septembre 2024, UFC-Que Choisir, l’association de défense des consommateurs, alertait sur la ponctualité des trains régionaux en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ils étaient, selon l’étude, les moins à l’heure de toute la France en 2023. Forcément, cela avait fait jaser, les critiques fusant de part et d’autre, engendrant une réponse ferme de la collectivité.
La qualité du service était entièrement à revoir, ce dont la Région Sud avait bien conscience. Plusieurs changements ont été apportés depuis la fin de l’année passée, à l’image de l’ouverture à la concurrence, des TER plus nombreux et de l’extension des horaires.
Il faudra attendre un peu avant de juger de l’efficacité de ces mesures, ces dernières n’ayant que quelques mois d’existence. En attendant, il est toujours possible d’observer la régularité de la SNCF dans le Sud-Est, avec les données récoltées par la start-up « Ville de rêve » pour construire son baromètre.
86% de taux d’assiduité pour les TER
Partagée mardi 25 mars, l’enquête porte à la fois la ponctualité de certaines lignes à travers tout le pays, mais aussi sur les chiffres région par région. Ainsi, l’an dernier, les TER de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont bénéficié d’un taux d’assiduité de 86%. Il n’était que de 84,7% en 2023. À titre d’exemple, la moyenne nationale en 2024 était de 89,5%.
La Bretagne est la meilleure élève, encore une fois (94%), devant la Bourgogne-Franche-Comté (93%), les Pays-de-la-Loire et le Grand-Est (91%). De l’autre côté, le « vilain petit canard » n’est cette fois-ci pas notre Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais l’Occitanie (85%).
En région Sud, en 2022, 88% de ses trains étaient à l’heure. Ils étaient même 89% en 2021. En 2024, la SNCF a recensé plus de 5000 TER annulés et près de 18.900 retards pour 156.600 convois dans les temps.
L’intercité entre Nice et Paris : peu fiable !
On peut d’ailleurs préciser que la définition de « retard » est celle appliquée par la Société nationale des chemins de fer français. Celle-ci intègre le « quart d’heure de politesse ».
Parmi les exemples de ces services défaillants, les TGV et Intercités entre Nice et Paris. Les premiers ont obtenu un taux d’assiduité de seulement 79%, tandis que les seconds font encore pire (64%). D’après les données du rapport, il s’agit de l’une des lignes des moins fiables de l’Hexagone, devant Paris-Briançon (52%).





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