Entre janvier et juin 2023, plus de 17.500 personnes en situation irrégu­lière ont été arrêtées dans le dépar­tement, princi­pa­lement autour de la frontière italienne. Un chiffre en forte augmentation. 

Si l’on en croit les chiffres fournis par la préfecture des Alpes-​Maritimes à nos parte­naires de BFM Nice Côte d'Azur, le nombre de migrants tentant de rejoindre la France via l’Italie est en nette progression. 

Selon les chiffres du 1er janvier au 15 juin 2023, exactement 17.521 étrangers en situation irrégu­lière ont été arrêtés, soit 40% de plus qu’en 2022 sur la même période. 

Plus de 13.000 migrants renvoyés à la frontière

13.395 individus ont été inter­pellés à la frontière entre notre dépar­tement et notre voisin trans­alpin, avant d’être remis aux autorités italiennes, un total en hausse de 30%. 

Les 4.126 autres personnes recensées ont été arrêtées mais se trouvent encore dans notre pays. Il s’agit de la catégorie ayant connu la plus grosse augmen­tation sur la première moitié de l’année, avec une explosion de 81%. Notons qu’en parallèle, les forces de l’ordre ont mis la main sur 188 passeurs qui opéraient dans le secteur. 

Aujourd’hui, la vallée de la Roya est devenu un passage straté­gique pour les migrants puis la mise en place des contrôles systé­ma­tiques à la délimi­tation entre la France et l’Italie en 2015. Chaque jour, ils sont des dizaines à tenter de franchir la frontière, à pied, en bus ou encore en train.

Précisons tout de même qu’il est possible que certains étrangers aient été comptés à plusieurs reprises par les policiers et gendarmes au moment de leurs diverses tenta­tives, ce qui tend à nuancer ces chiffres.

Une situation tendue sur le terrain

Il faut aussi rappeler que l’immigration dans les Alpes-​Maritimes a créé des tensions entre les deux pays concernés, le gouver­nement italien n’ayant pas apprécié les décla­ra­tions de ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, au sujet de la gestion du dossier par ses homologues. Tout cela s’est déroulé fin avril début mai, quelques jours après l’annonce de l'envoi de 150 agents des forces de l’ordre sur le terrain pour contrôler l’afflux migra­toire. Le projet de loi sur la question de l’immigration est aussi dans la boucle, mais ce dernier a été reporté.

Cette situation est largement dénoncée par les associa­tions, collectifs et militants humanistes, à l’image de David Nakache, président de “Tous citoyens”, qui dénonçait en mai dernier la récupé­ration politique par des élus maralpins. 

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