Le service Vélobleu, exploité par la société Transdev, est remplacé cette semaine par deux sociétés privées, Lime et Pony, dans douze communes du Pays de Nice. Les tarifs sont plus élevés, l’adjoint au maire chargé de la circulation s’en explique.
Pour l’usager occasionnel, le basculement est indolore. Un aller-retour de trente minutes sur une journée coûtera à peu près le même prix, 3 euros chez Pony, 3,60 chez Lime en électrique, contre 3 euros avec lesVélobleu.
Pour une heure, Pony sera moins cher que le service précédent, mais la facture est multipliée par deux voire trois pour les électriques des deux nouveaux privés. Le tarif explose avec une utilisation plus soutenue, mais on imagine là, en toute logique, que les usagers achèteront leur propre deux-roues plutôt que de louer si cher.
La gauche locale s’est saisie du sujet avec véhémence. Du côté de l’ex-élu socialiste Patrick Allemand, on dénonce une grille trop complexe chez Lime et Pony, « qui cache mal des tarifs prohibitifs, incompatibles avec une politique volontariste de modes de transport doux (…) Le maire de Nice doit rééxaminer cela au plus vite, au risque d’exclure, sinon, de nombreux bénéficiaires potentiels ».
Mêmes critiques du côté du collectif citoyen « ViVA ! », par voie de communiqué de presse. « C’est le racket en mode XXL (…) Créer une véritable alternative à l’usage des voitures est une urgence de plus en plus forte. La Métropole, après l’augmentation de 70% de la tarification pour 10 voyages en tramway et en bus, vient de nous donner un nouvel exemple que l’urgence pour elle est ailleurs. Des choix qui, une nouvelle fois, tournent le dos à l’avenir ».
Avant de réclamer : « Pour le rassemblement citoyen ViVA ! l’avenir passe par la gratuité des transports en commun, y compris celle des vélos partagés ».
« La hausse n’a pas d’impact fort pour l’usager typique »
Nice-Presse a interrogé Gaël Nofri, adjoint au Maire chargé de la circulation à ce sujet, mardi 20 février. « La hausse des tarifs est incontestable, mais elle est salutaire. Ce que ne paie pas l’usager, c’était le contribuable qui s’en acquittait. Chaque année, nous versions 4 millions d’euros à un privé pour le service Vélobleu ».
« La hausse n’a pas d’impact fort pour l’usager typique, l’occasionnel. Pourquoi calculer l’augmentation du prix d’un vélo mécanique utilisé tous les jours de l’année, comme l’a fait Nice-Matin ? Personne ne va louer chaque jour un vélo qu’il peut acheter ».
« Avec le nouveau système, les touristes en paieront le prix juste. J’ajoute que nous avons deux opérateurs privés. La concurrence va s’exercer, au bénéfice du pouvoir d’achat et de la qualité. Il y a quinze ans, nous avons créé un réseau. Aujourd’hui, ce n’est plus au contribuable d’en supporter le coût ».
2.000 bicyclettes, 250 de plus qu’auparavant, seront réparties à partir de cette semaine dans plus de dix villes du Pays niçois — Nice, Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Drap, La Trinité, Saint-André-de-la-Roche, Vence, Saint-Jeannet, Carros et La Gaude. 90% d’entre elles seront électriques.





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