C’est sur le majestueux plateau de Millaures que se dresse la splendide forteresse du Mont-Dauphin. Une construction militaire que l’on doit à Vauban. Une œuvre au destin contrarié.
À la fin du XVIIe siècle, la France se voit menacée par le duc de Savoie. Ce dernier vient de mener des raids avec son armée dans la vallée de la Durance, au cœur des Alpes. Plusieurs villes, dont Gap et Embrun, sont pillées et presque détruites. Un événement qui alerte le roi Louis XIV sur l’état de ses défenses.
Face à cette faiblesse, il convoque Sébastien Le Prestre de Vauban, et lui ordonne d’aller inspecter le secteur. En 1692, le marquis établit un plan, et tombe en admiration devant le plateau de Millaures (ou des Mille Vents). Un lieu stratégique époustouflant, le promontoire rocheux permettant de surveiller les quatre vallées alentours.
Le projet démarre bien, avant de connaître des coups d’arrêt
Il décide alors d’y faire bâtir des fortifications et des bâtiments militaires. La zone doit accueillir une garnison et défendre le territoire. Pour aller plus loin, il choisit également d’y construire une ville, qui obtiendra plus tard le label « Plus beaux villages de France ». Mais nous y reviendront.
Cette place forte a, a priori, tout pour devenir un site déterminant dans le royaume. Sauf que tout ne se déroulera pas complètement comme prévu. Les travaux démarrent en 1693 et sept ans plus tard, au retour de Vauban, le plus gros est sorti de terre (remparts, poudrière, caserne). Mais les guerres incessantes ont entamé les caisses du pays.
La citadelle ne verra jamais le jour
Le projet imaginé par le célèbre ingénieur comprend trois bastions protégés, un arsenal, une poudrière, deux casernes, un pavillon pour le gouverneur, un autre pour les officiers et quelques maisons. Cependant, l’église prévue naîtra finalement sans nef, car trop coûteuse. La citadelle envisagée sur le plateau de Guillestre ne verra pas non plus le jour.
De manière ironique, le Mont-Dauphin, nommé ainsi en l’honneur du fils du roi, n’a connu aucun siège. En 1713, la signature du traité de paix d’Utrecht déplace la frontière à Briançon. Mais des aménagements sont encore effectués : la lunette d’Arçon et un troisième cantonnement. Au XIXe siècle, on enterre la poudrière, la mettant ainsi à l’épreuve des bombes. Au siècle suivant, l’hôpital militaire laisse la place à une quatrième caserne.
Fortifications classées
Aujourd’hui, l’ensemble est classé parmi les monuments historiques, depuis 1966. Le site est démilitarisé, tout en étant inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Une vraie merveille dans laquelle évoluent environ 200 personnes, après avoir compté jusqu’à un millier de soldats et 400 civils.
Les lieux sont tout simplement inimitables, hors du temps, dotés d’un cadre de vie exceptionnel. Ajoutons à ceci que la localité est en plus parvenue à conserver ses remparts et bâtisses militaires pratiquement intacts. Un bon point de départ, d’ailleurs, pour de remarquables randonnées.



j y ai passé des vacances merveilleuses entre 1964 et 1970 👍👍👍 venant de Marseille ce fut une révélation ♥️ a l époque on louait pour 1 mois et je rêve d y retourner …aujourd’hui même une semaine coûte trop cher hélas 😭
Au coeur de la Cité, la TAP, table à partager, est un restaurant qui mérite le détour…et bien plus que ça.
Il se situe au rez de chaussée de l’hôtel de l’échauguette.
Elements historique national très intéressant des oeuvres de constructions et defenses aux emplacements très strategique de l Exellent architecture Mr vaubant sont toutes des evidences d intelligence atipique personaliter ingenieuse 🇫🇷⚜️🏰🏹⚔️🛡️🗡️🐎🦎👑🪽🕊️🪶✍️👏🤩🫵☝️☝️