Initiée en 1693, la forteresse de Mont-Dauphin appartient au travail de Vauban, reconnu au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il s’élève au-dessus du paysage, au milieu de la faune et de la flore des Hautes-Alpes, semblant surveiller les alentours pour protéger les vallées voisines. Le fort de Mont-Dauphin est situé sur un éperon rocheux éponyme, non loin du Parc naturel régional du Queyras et de Briançon.
La citadelle appartient au célèbre assemblage de fortifications imaginé par l’ingénieur militaire Vauban, et figure donc à ce titre au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a rejoint cette prestigieuse liste en 2008.
Un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et encore parfaitement conservé

Une fois sur place, il est difficile de ne pas se laisser submerger par cette construction qui encore aujourd’hui se visite tout au long de l’année. On peut y voir les vestiges plutôt bien conservés des fossés et des murs extérieurs, ainsi que l’intérieur des anciens bâtiments comme la lunette d’Arçon et son souterrain de 113 mètres de long, l’arsenal, la poudrière et le comble de la caserne Rochambeau.
On y découvre au fil des déambulations des trésors historiques permettant de s’imprégner du passé des lieux. Vous en apprendrez plus sur le système défensif redoutable conçu par le Marquis, à l’image du réseau de tunnels utilisé par les soldats pour rejoindre discrètement le site. Sur la place forte, vous admirerez aussi la charpente à la Philibert Delorme qui s’étale sur plus de 250 mètres dans l’un des baraquements, sans oublier le plan en relief de la forteresse.

Historiquement, cet ouvrage fut bâti en réponse à l’invasion du duc de Savoie, qui conquit Guillestre, Embrun, Gap, et menaçait de rejoindre les Cévennes. Une intrusion finalement arrêtée à l’hiver 1692. Cela a néanmoins alerté Louis XIV, qui s’est empressé de demander le renforcement des défenses alpines.
Trois bastions, une poudrière, des casernes et un arsenal…

Une mission confiée à Vauban, qui trouva au Mont-Dauphin, nommé ainsi en l’honneur du fils du roi, le point idéal pour faire sortir de terre cet endroit stratégique. Le plateau désert des Millaures fut choisi, ayant pour lui l’avantage de disposer de nombreuses facilités pour s’approvisionner en diverses ressources. Mais lancés au printemps 1693, les travaux seront suspendus à l’hiver, et connaîtront ensuite des complications en raison des guerres et du manque de financement.
Lorsqu’il voit le jour, le monument compte trois bastions protégés par des demi-lunes, un arsenal, une poudrière, deux casernes, un pavillon pour le gouverneur et un autre pour les officiers. En revanche, la nef qui devait doter l’imposante église ne fut finalement pas installée, de même qu’un autre bastion prévu sur le plateau de Guillestre, trop coûteux.

Puis, suite au Traité d’Utrecht de 1713, la France abandonne le Piémont à la Savoie. La frontière se déplace vers l’Est. À la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, des nouveaux chantiers vont agrémenter ses défenses, par exemple l’enfouissement de la poudrière pour la mettre à l’épreuve des bombes.
Petit à petit, le Mont-Dauphin perd sa vocation militaire

Le Mont-Dauphin devait également accueillir des civils, 2.000 au maximum selon son géniteur, mais jamais il n’atteindra un tel total. Au mieux, 400 habitants et un millier de militaires y logeront au même moment. Elle devint une base arrière, avant de connaître plusieurs épisodes marquant comme les sièges des troupes Austro-sardes en 1815.
Au fil des années, le site perdit petit à petit sa vocation militaire. Désormais, la commune, qui est l’une des plus exigües de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est un lieu de vie tout à fait charmant, où l’architecture vaubanienne s’entremêle avec un urbanisme plus récent, le tout dans une harmonie préservée.
À LIRE AUSSI : PHOTOS. Provence-Alpes-Côte d’Azur : plein zoom sur ce sublime château de la région de Marseille
Point de départ parfait pour des somptueuses randonnées, la cité vous offrira la possibilité de vadrouiller à travers la merveilleuse nature des Hautes-Alpes. Une véritable évasion au gré des panoramas époustouflants qui vous entourent. Un superbe croisement entre le passé et l’époque contemporaine qui vous révélera des secrets du patrimoine français.
Pratique
- Mont-Dauhphin (Hautes-Alpes)
- Se visite toute l’année
- Tarif : 7 euros, entrée gratuite pour les - de 26 ans
- Site Internet
- Billetterie



Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.