Il dénonce une "décision parisienne qui méconnaît la gravité de la situation sur le terrain".

Le maire Sébastien Leroy ne décolère pas.

Saisi par la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), le Conseil d'Etat a cassé cette semaine un arrêté inter­disant le port du burkini sur les plages de Mandelieu-​la-​Napoule. Motif invoqué : "l'absence de risque avéré pour l'ordre public".

Une dizaine de jours auparavant, le tribunal adminis­tratif confirmait son bon droit avec cette prohi­bition, le juge ayant considéré l'arrêté justifié par "le contexte actuel de cohabi­tation parti­cu­liè­rement tendue inter­re­li­gieuse et intercommunautaire".

Las, la plus haute juridiction en aura décidé autrement et cette tenue liée à l'islam rigoriste pourra être arborée dans cette commune de l'ouest maralpin tout l'été.

Ce lundi 17 juillet, l'édile mando­locien "déplore cette position". "La République vient, à nouveau, de céder face au commu­nau­ta­risme et à l'islamisme".

"Cette décision 'parisienne' témoigne d'une décon­nexion totale avec la réalité du terrain, et le quotidien auquel sont confrontés les maires, avec des situa­tions dont personne ne semble vouloir mesurer l'ampleur et la gravité".

Avant de conclure : "il est temps que les valeurs de notre République soient défendues par le légis­lateur autrement que par de vains discours. Alors que des femmes se battent et meurent pour retrouver leur liberté dans le monde entier, la France laisse leur asser­vis­sement se développer sur son propre sol au nom des Droits de l'Homme".

"Chacun devra désormais assumer sa part de respon­sa­bilité face à cette décision incom­pré­hen­sible et ses conséquences !"

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