L’agglo niçoise serait déjà dotée de l’équipement nécessaire, sans avoir été autorisée à l’utiliser au quotidien pour la sécurité publique.
À Nice, le nombre de caméras est passé de 4800 l’an passé, à 5000 cet été. Il s’agit de l’une des villes les plus vidéoprotégées de France. L’an prochain, un centre « d’hypervision » sera dévoilé dans un nouvel Hôtel des polices unique en Europe. Il sera en capacité de traiter les images des rues niçoises, mais aussi de celles des communes de la métropole qui en auront fait la demande.
C’est donc tout naturellement que la mairie se réjouit de l’annonce d’un nouveau dispositif, annoncé par le Premier ministre Michel Barnier au Figaro et à France Info. Ainsi, expérimentée durant les Jeux Olympiques de Paris, la vidéosurveillance dite « algorithmique » est vouée à « se généraliser » dans le pays.
Nul besoin d’installer de nouveaux objectifs numériques : c’est un logiciel basé sur de l’intelligence artificielle qui traite les images des caméras existantes. En principe, cela permet de détecter automatiquement, sans intervention humaine, un début d’incendie, des mouvements de foule, des accidents, un individu à terre… Des avancées capitales puisqu’il est évident qu’un opérateur de la police ne peut scruter chacune des images à longueur de journée.
« Je me réjouis de cette annonce tant attendue à Nice, où l’efficacité des caméras de vidéoprotection n’est plus à démontrer » dit le maire, Christian Estrosi, ce mercredi 2 octobre. « Nous expérimentons depuis plusieurs années ces solutions avec succès, qui contribueront sans nul doute à la sécurité des Niçois et à terme, celle des Français ».
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Lequel indique souvent n’avoir « qu’un seul bouton à actionner » pour que le dispositif soit mis en place, ce que la réglementation ne permettait pas jusqu’alors, hors rares expérimentations.
Il serait donc possible, notamment, de mieux encadrer les abords des évènements sportifs et les dégradations de certains supporters, de retrouver plus vite des enfants perdus ou d’intervenir en cas de malaises sur la voie publique. Reste à voir quel calendrier sera dévoilé par le gouvernement… Et s’il ne fera pas l’objet de recours.


