Le Tribunal administratif de Nice suspendait cette semaine un arrêté pris par le maire de Mandelieu-la-Napoule interdisant le port de tenues religieuses ostensibles (notamment le burkini) sur les plages de sa commune. Une victoire pour la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), dénoncée par Sébastien Leroy.
En bref - La commune invoquait des incidents survenus à l’été 2024 pour appuyer sa démarche, mais ces événements ont été jugés « non établis » par le tribunal. Résultat : le juge estime que la décision municipale portait une atteinte « grave et illégale » à trois libertés fondamentales : celle d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle.
Le maire, Sébastien Leroy, dénonce ce 18 juillet « une tenue islamique », « basée sur le précepte (selon lequel) la femme est inférieure à l’homme » et maintient « qu’elle fut la cause de troubles publics importants sur les plages ».
« Que le législateur ose enfin le courage »
Épinglant la LDH, l’édile souligne que « les maires, garants de la volonté du peuple, ont le devoir de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour la faire respecter, y compris contre la démagogie d’une minorité qui privilégie sa vision du monde au détriment des attentes de l’immense majorité ».
Pas découragé, il estime que « le burkini comme toute tenue religieuse promouvant l’intégrisme islamique, doit faire l’objet d’une interdiction par la loi (…) Que le législateur ose enfin le courage et assume ses responsabilités ».
Enfin, il appelle à cesser de subventionner des associations telles que la Ligue des Droits de l’Homme : « comment, dans la période de déficit systémique que nous subissons, peut-on encore supporter qu’elle perçoive chaque année 500.000 euros de subventions publiques ?»



Pourquoi chaque année la polémique sur le burkini revient ? N’est-il pas venu le moment de changer de disque. [Lien publicitaire supprimé par la modération]