Municipales 2026. Pascal Condomitti fait le point dans Nice-Presse Dimanche sur les dossiers chauds du moment. Controverses autour des Jeux olympiques d’hiver, patinoire, rénovation des équipements sportifs, agrandissement du stade des Arboras… Cet adjoint proche de Christian Estrosi défend le bilan de la municipalité et assure que tous les projets annoncés seront livrés.
Aux portes du nouveau plateau sportif des Eucalyptus, une bande de jeunes enchaîne les jongles, avec une maîtrise parfois approximative, comme en atteste ce ballon qui termine sa course sur le toit d’une voiture.
En nous rejoignant, Pascal Condomitti est immédiatement interpellé. « Monsieur, c’est vous qui avez créé le stade ?» Après une poignée de mains échangée et des sourires, c’est au tour d’un automobiliste d’y aller de son commentaire, vitre baissée. « Merci encore pour le terrain, il est génial. »
Inauguré le 27 août, la nouveauté nichée sur le toit du Super U de Caucade est l’un des derniers fleurons de la politique sportive de la ville, régulièrement mise en cause ces dernières semaines par l’opposition. C’est ici que nous avons rencontré Pascal Condomitti. Entretien.
L’opposition est vent debout contre le projet de patinoire. Les chiffres avancés, autour des 200 millions d’euros (80M les provisoires, 130M pour la nouvelle, en dur) sont-ils exacts ?
Ceux qui font des polémiques ne connaissent ni nos clubs, ni nos pratiquants, ni la réalité quotidienne de la patinoire Jean-Bouin. On a un club de hockey en Ligue Magnus, Les Aigles de Nice, cinquième du championnat actuellement, qui remplit la patinoire à chaque match, avec 1.000 personnes. Le modèle économique du hockey, ce ne sont pas les droits TV. C’est le public. Regardez Angers ou Marseille. Ils sont passés à 5.000 places, et c’est plein. La patinoire de Jean-Bouin est obsolète. Elle ne répond plus du tout aux normes actuelles. La Ville ne participera qu’à hauteur de 20% des coûts, pour des équipements en grande partie pérennes.
Certains disent que c’est beaucoup d’argent « juste pour du hockey ». Que répondez-vous ?
Quand il y aura 5.000 spectateurs à chaque match, ils verront. Grâce à ce projet, des investisseurs canadiens sont arrivés au club (Filipe Bastos et Étienne Boulay). Ils ont mis les moyens pour que Nice soit en lice pour jouer le titre en Ligue Magnus en 2030. Sans la patinoire, jamais ils ne seraient venus. On a aussi deux champions en patinage artistique : Adam Siao Him Fa, qui peut ramener une médaille aux Jeux de Milan-Cortina dans quelques mois, et Stefania Gladki qui sera, j’en suis sûr, médaillée à Nice en 2030. Ils ont besoin de conditions d’entraînement dignes.
Y a-t-il un scénario où la nouvelle patinoire ne se ferait pas et où Nice serait écartée au profit de Marseille ou Lyon ?
Non. La nouvelle patinoire se fera à Nice. Elle sera livrée pour 2029, parce qu’il faut qu’elle tourne six mois avant les Jeux olympiques.
Le projet est encore en étude. La Solidéo (Société de livraison des ouvrages olympiques) donnera les chiffres réels une fois les entreprises désignées. Aujourd’hui, on entend des montants fantaisistes agités par des gens qui ne connaissent pas le dossier.
C’est une opportunité exceptionnelle, grâce aux Jeux Olympiques, d’avoir une structure ultra-moderne. Si la ville avait dû construire seule, le projet n’aurait pas pu aboutir.
L’état actuel de Jean-Bouin inquiète. L’équipement tiendra-t-il jusqu’en 2029 ?
On ne va pas réinvestir massivement dedans puisque la nouvelle patinoire arrive, mais on entretient chaque année. Jean-Bouin va continuer d’exister, mais sa deuxième vie sera 100 % aquatique. La glace deviendra un bassin.
La transformation de l’Allianz Riviera en arène de glace pour les JO va-t-elle impacter l’OGC Nice ?
Certains parlent de six mois de césure, c’est faux. On est plutôt sur deux mois. Avec un accord de la Fédération, les matchs seront programmés à l’extérieur pour que l’OGC Nice soit le moins impacté. Et la patinoire sera installée en mode aréna, dans un stade fermé.
Le projet d’un grand stade de rugby aux Arboras avance-t-il vraiment ?
Le maire s’est engagé sur un stade de 10.000 places, et les procédures suivent. On présentera une délibération, une nouvelle étape, au Conseil municipal de fin décembre. C’est un projet important, financé par la Ville, avec le soutien du Département des Alpes-Maritimes et de la Région Sud. La livraison visée, c’est 2029. Et la descente en Nationale n’a rien changé. Grâce aux investisseurs, on a une équipe qui pourrait rivaliser avec le top 5 de Pro D2.
Le changement de nom en « Nissa Rugby », ça vous plaît ?
Moi, j’adore. Tout ce qui renforce l’identité niçoise, c’est positif. Je me rappelle du moment où l’OGCN a failli disparaître dans les années 2000, un énorme sursaut identitaire a tout changé. C’est à ce moment-là que l’on a commencé à jouer Nissa La Bella avant les matchs. Donc oui, que les clubs assument leur identité, je trouve ça magnifique.
Le padel explose un peu partout. Comment Nice suit-elle ?
C’est un vrai sujet. Beaucoup d’investisseurs privés veulent ouvrir des centres, mais le manque de foncier est une réalité. Le complexe de l’Allianz Riviera, « Nissa Padel » ouvre d’ici la fin de l’année. Avec du padel, mais aussi du pickleball. Les étrangers le demandent souvent à l’Office du tourisme ! Côté municipal, on a construit deux nouveaux terrains au Complexe les Combe, et on en ajoute un troisième à celui du Mercantour.

Les centres de Cimiez et Fabron vont-ils fermer ?
Cimiez, c’est judiciaire, il y a une procédure en cours. On attend le résultat. Fabron, c’est différent. Il y a des soucis avec le voisinage, le bruit… L’élue de territoire Monique Bailet suit le dossier. Si des décisions s’imposent, on les prendra, mais on attend les procédures. Ce sont des équipements privés, pas municipaux.
Un futur Palais des Sports à la place de la caserve Auvare a été évoqué. Est-on sur du concret ?
On a lancé la concertation. Résultat : 84 % de votes favorables… mais moins de 2.000 votants. Les clubs m’ont dit « Pascal, il faut ce Palais des Sports », mais derrière, pour se mobiliser, il y a moins de monde. Cela dit, le maire est déterminé. On veut un pôle sportif complet. Une salle de 2500 à 3000 places, modulable, qui servirait au volley, au hand féminin et au basket féminin. C’est pour eux, d’abord, que ce projet existe.
L’opposition affirme que les équipements de la ville sont en mauvais état. Quel est votre regard ?
Ils ne viennent jamais dans les clubs. Je ne les croise nulle part ! Moi, ça fait deux ans et demi que je suis adjoint aux sports. Tous les soirs, tous les week-ends, je suis sur nos terrains. Est-ce qu’on a hérité en 2008 d’installations vieillissantes ? Oui. Mais chaque année, on investit dans l’entretien. Des exemples concrets : la salle des Eucalyptus, avec parquet neuf et salle rénovée, Terra Amata, refait cet été, le parquet de Pasteur, également refait cet été. Et sur le stade de l’Oli, un terrain rénové, et un dédié au football américain, avec transformation de la maison du gardien en club-house.
Quels clubs sont les plus soutenus ? Les subventions ont-elles augmenté ?
Les montants sont publics et votés chaque année. En 2010, c’était 7 millions pour les associations sportives. En 2024, 9 millions. Montrez-moi une seule grande ville en France qui a augmenté ses subventions sportives entre 2008 et 2025 ? Il n’y en a aucune. Parce que chez nous, le sport n’est pas une variable d’ajustement.
Combien de licenciés compte Nice aujourd’hui ?
On a 70.000 licenciés, en hausse. On vient d’obtenir 4 lauriers, le niveau maximal du label « Ville active et sportive ». Ce qui fait la force de Nice, c’est la double politique : le haut niveau, indispensable, et le sport pour tous. Coup de pouce sport de 20 à 40 euros pour les familles modestes, apprentissage du vélo dans toutes les écoles, ski avec la SEM Auron, 700 seniors inscrits aux séances gratuites en plein air, stations sportives dans les quartiers… Ici, celui qui veut faire du sport peut en faire.
Quels sont les prochains grands événements annoncés ?
En décembre, Nice accueille le Trophée des Villes, la plus belle compétition de pétanque par équipes. Les meilleurs joueurs de France seront là. Et on aura deux équipes niçoises engagées. Il y a aussi l’arrivée du Tour de France féminin 2026 chez nous et le retour de l’Ares MMA début janvier, au Palais Nikaïa.
Quel bilan pour le marathon qui vient de se courir ?
Exceptionnel. Plus de 22.000 participants, record battu. Le maire a fait le semi-marathon, avec une très belle performance. La course à pied explose. La Prom’ Classic a fait complet en dix jours. Tous les jours on me demande des dossards !
Comment expliquer un tel engouement ?
On a un cadre unique. La Prom’, c’est une piste d’athlétisme naturelle… Et parce que la course à pied n’est pas chronophage. Vous prenez vos baskets, et vous partez. C’est le sport le plus compatible avec nos vies.







Je suis outré par la désinformation dans cet article de la part de cet adjoint. L’état des installations de la ville est très mauvais. Les investissements d’entretien réalisés sont systématiquement de moins bonne qualité que l’ancien (le parquet du gymnase des Eucalyptus remplacé par un lino de piètre qualité où les marquages au sol ont disparus). Le dernier fleuron, le plateau des Eucalyptus est une absurdité totalement inutile pour bon nombre d’utilisateurs. Une des plus grandes villes de France sans palais des sports depuis des décennies, une anomalie qui empêche tous les utilisateurs du Psce de fonctionner convenablement. Les prom… Lire la suite »
J’ai rien contre le padel et ses pratiquants mais les terrains loin des habitations en raison du bruit des raquettes et des joueurs.
Rajoutez des arbres et espaces verts au lieu d’accentuer le réchauffement climatique
Il faut prioriser le bon fonctionnement des installations déjà présentes, c’est essentiel. Or le petit bassin de la piscine conte de Falicon ne fonctionne plus il est hors d’eau depuis plusieurs semaines sans perspective de réouverture.