Partie 3 / 4 - Qui est l’homme derrière le maire-candidat ? Depuis le Castel Plage cette semaine, il a longuement reçu Nice-Presse pour un entretien sans interdits. Son épouse Laura Tenoudji, ses enfants et petits-enfants, sa foi catholique, les épreuves de sa vie, ses angoisses, ses fiertés… Quelques jours avant le top départ d’une campagne municipale particulièrement disputée, Christian Estrosi à coeur ouvert.
- « Il y a des angoisses qui ne me quittent pas »
- « La foi catholique accompagne chaque jour l’homme et le maire que je suis »
- « Ma famille, les copains, la montagne…»
- « J’ai beaucoup travaillé pour devenir président de la République…»
Il paraît que vous bossez tout le temps… sans jamais déconnecter, vraiment ?
Un maire de Nice sérieux ne déconnecte pas. À peu près jamais. Si on me téléphone la nuit, c’est peut-être parce qu’un gamin s’est fait faucher sur l’une de nos routes. Je dois être attentif et disponible en permanence, la fonction veut ça et je le sais.
C’est aussi ma nature : je trouve des idées partout. Cet été au Portugal, avec mon épouse, j’étais fasciné par un téléphérique urbain que j’aurais bien ramené à Nice. Elle m’a dit que l’on allait plutôt visiter la cathédrale et que je n’avais qu’à revenir avec mes collaborateurs une autre fois pour aller tester les fameuses cabines (sourire).
Ma plus belle coupure, vous le savez, c’est la montagne. Les heures consacrées à l’alpinisme. C’est un moment de vide, de calme, de plénitude où je recharge mes batteries. Avec de beaux enseignements : ce n’est pas arrivé en haut qu’il faut se réjouir, c’est une fois de retour en bas. Chaque chose en son temps, et toujours avec exigence.

Vos différentes fonctions ont-elles démesurément empiété sur votre vie privée ces dernières années ?
Même quand j’étais ministre, je réservais au moins un matin pour accompagner mes deux plus grandes filles à l’école. J’en fais autant avec Bianca. Je savais que ce genre de moments avec leur papa, puis de souvenirs, sont essentiels. Pour leurs devoirs aussi, j’ai tenu à être présent. Surtout pour leur transmettre la passion du latin, même si elles ont fini par m’envoyer bouler avec mes déclinaisons… (rire).
Moi, j’en suis toujours passionné. Ça m’aide beaucoup : on me demande parfois comment j’arrive à retomber sur mes pattes quand je commence une phrase sans trop bien savoir la terminer. Eh bien en latin, on formule les choses plus ou moins à l’envers, et c’est bien utile !
Le maire à coeur ouvert : les confessions de Christian Estrosi aux Niçois
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) August 31, 2025
🧶 4/4. @cestrosi : « J’ai beaucoup travaillé pour devenir président de la République…»
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Parfois, vos ennemis ont cherché à atteindre votre famille. Là, vous est-il arrivé de vous dire que la place est trop chère, qu’il vaudrait mieux tout arrêter pour la protéger ?
J’ai eu cette pensée, bien sûr. Si cela atteignait une certaine limite, oui. Ceux qui ne trouvent pas comment m’attaquer s’en prennent à mes proches. Quelle lâcheté. Ai-je le droit d’infliger cela aux miens ? J’ai parfois le sentiment que tous les coups sont devenus permis et c’est inacceptable.
SES ADRESSES NIÇOISES POUR SOUFFLER
«J’essaie, régulièrement, de me garder des week-ends en famille, intercalés avec les évènements officiels. Avec Laura et mes enfants et petits-enfants, on va prendre notre café à La Civette, notre pan bagnat à La Socca d’Or, un pot à la Libé, faire un tour chez un primeur de Bonaparte, et dîner Place du Pin, ou derrière le Port. La semaine, après mon jogging, j’ai mon détour favori au Pastrouil. Là, c’est le rendez-vous des copains !»



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