Partie 1 / 4 - Qui est l’homme derrière le maire-candidat ? Depuis le Castel Plage cette semaine, il a longuement reçu Nice-Presse pour un entretien sans interdits. Son épouse Laura Tenoudji, ses enfants et petits-enfants, sa foi catholique, les épreuves de sa vie, ses angoisses, ses fiertés… Quelques jours avant le top départ d’une campagne municipale particulièrement disputée, Christian Estrosi à coeur ouvert.
- « Il y a des angoisses qui ne me quittent pas »
- « La foi catholique accompagne chaque jour l’homme et le maire que je suis »
- « Ma famille, les copains, la montagne…»
- « J’ai beaucoup travaillé pour devenir président de la République…»
Êtes-vous plutôt d’accord avec l’image publique que les gens ont de vous : tout simplement, vous sentez-vous compris ?
(Sourire) Ce qui me frappe, c’est que les gens qui me croisent pour la première fois me disent souvent « on ne vous voyait pas comme ça à la télé, vous faites beaucoup plus jeune !» Je suis peut-être mieux sans maquillage…
Plus sérieusement, oui, je pense que mon image est assez fidèle à celui que je suis. Dans certains médias, on vous réduit à des polémiques, des petites phrases. Mais quand je reviens à Nice, je sais que l’on me connaît réellement. Surtout le week-end, quand je suis un Niçois parmi les Niçois, sans équipe, simplement avec ma famille et mes amis. Il y a une bienveillance, et je ne me fais jamais engueuler !
Comme vous le voyez, quand je visite une école, je suis surtout l’ami des enfants : ce sont eux qui m’encouragent le plus ! Le contact est facile, puisque je suis à la fois un jeune papa, et un jeune grand-père. Le petit dernier arrive d’ailleurs en octobre…
Le maire à coeur ouvert : les confessions de Christian Estrosi aux Niçois
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) August 31, 2025
🧶 2/4. @cestrosi : « La foi catholique accompagne chaque jour l’homme et le maire que je suis »
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Faisons un jeu. Vous allez nous dire si les adjectifs qui sont les plus utilisés pour vous décrire dans les différents portraits parus dans la presse correspondent à celui que vous êtes. Christian Estrosi serait… « impétueux » ?
Ma foi, oui ! Si cela traduit mon sens de l’action, j’aime assez. J’ai un trop-plein d’énergie… Je ne serais pas bien dans ma peau si je ne la dépensait pas comme je le fais.
… « un fonceur, avec une énergie sans limites » ?
Foncer, oui, mais avec réflexion et calcul ! Mes activités sportives m’ont appris cet équilibre.

… « ne serait pas très fêtard, et n’aurait aucun sens de l’humour » ?
L’humour qui m’intéresse, c’est celui des autres. J’aime les bons moments de rire, oui, mais un rire qui soit basé sur le partage et pas sur la moquerie. Fêtard, non, je ne le suis pas. Si vous voulez me voir grimper et danser sur une table, vous serez déçu !
Je ne suis pas non plus intéressé par l’alcool, ou par les substances. Les fêtes que j’aime, elles s’improvisent en famille, et avec les amis. Quand vous passez une soirée avec Denise Fabre, vous avez de quoi rire de l’apéritif au dessert…
En 2007, vous disiez que votre pire défaut, c’était d’être « obstiné ». C’est toujours le cas ?
La différence, c’est que je ne vois plus ça comme un défaut. Sans être presque « têtu », parfois, vous n’avancez pas ! Quand j’ai voulu faire la ligne 2 du tramway en souterrain, il y avait du monde, y compris autour de moi, pour ne pas y croire et essayer de me faire reculer. Mais j’étais certain que c’était la meilleure solution pour notre ville, donc je n’ai rien lâché.
Vous seriez aussi « de mauvaise foi»…
Non, jamais, je déteste ça. On doit se dire les choses dans la vie, on avance uniquement comme ça. Les gens qui mentent, qui veulent me faire avaler des couleuvres, je le sens d’un regard. Parmi mes collaborateurs, ceux qui sont toujours là après toutes ces années sont ceux qui sont les plus francs. Si on se plante, il faut le dire, l’assumer, trouver des solutions. Je ne suis pas du genre à fuir mes échecs.
Beaucoup d’hommes fonceurs sont aussi, au fond, des angoissés. Vous aussi ?
(Silence) Eh bien, oui. Je l’ai toujours été. En tant que champion de moto, la compétition, ce n’était pas toujours évident à gérer. Le plus jeune député de France que j’ai été a connu pas mal d’angoisses, oui. Il faut apprendre à dominer cela, ce n’est facile pour personne. Quand j’étais un « petit » conseiller municipal, il y a longtemps, je répétais, tremblant, des discours de rien du tout pendant des heures devant mon miroir. J’essayais de bien respirer, de m’exprimer comme il faut… Je suis un bosseur, quoi que je fasse.
Quelles sont, aujourd’hui, les angoisses du maire de Nice ?
J’en ai par exemple pour les habitants des Moulins. Je sais que notre mairie fait tout ce qu’elle peut. Mais je pense aux familles qui rentrent parfois chez elles avec la peur, ça me tenaille. Alors je cogite, j’espère que le procureur ne lâchera rien de son combat, que le préfet mettra les moyens. Avec le temps, ces formes d’angoisses qui ne me quittent plus sont celles des autres, que j’ai prises pour moi.



Pour les niçois l’angoisse c’est de recevoir la taxe foncière !!!
Interview sans détour.… Maire Amoureux de sa Ville, des Niçois/Niçoises .… Pas de paillette, ni flonflon .… Maire qui aime avant tout la Famille .… Bcp critiquent ses actions, mais c’est un Maire qui travaille depuis tjrs pour sa ville. Sans lui, Nice ne serait pas autant médiatisé sur la scène internationale ou mondiale. A part J Peyrat lors de son premier mandat, quel est le Maire qui aura tant fait pour Nice. La critique est tjrs plus facile que les compliments. Alors oui ttes les réalisations, modernisations ne nous touchent tjrs pas personnellement, mais elle apportent une nlle dimension à Nice. On… Lire la suite »
Si vous aviez tant d’angoisses pour les habitants des moulins, pourquoi avez-vous soutenu de 2017 à 2024 tous les ministres laxistes de la justice de monsieur Macron ? Vous oubliez votre rôle et part de responsabilité. J’ai aussi de l’angoisse pour les habitants de lariane, de bon voyage des alentours de jean medecin laxistes nuit, de Trachel…