Municipales 2026 - L’édile sortant sonne le rassemblement « contre cette extrême droite qui précipiterait Nice dans le gouffre ». Il promet, comme une remise en question, une totale démocratie directe, de baisser la fiscalité et de mettre fin aux plus grands travaux.
« L’autre » n’a pas occupé une grande place dans le discours de Christian Estrosi, mais « la menace qu’il représente » a bel et bien été brandie sur à peu près tous les sujets. Le maire-candidat parle bien sûr de son « principal opposant », son ancien allié Éric Ciotti, qu’il prend soin de ne pas nommer. Plutôt de surnommer : « le traître, le mini-Donald Trump de la Riviera, le soumis de Marine Le Pen, ‘le candidat à tout’ qui ne vit pourtant même pas à Nice…»
« Sonner le rassemblement contre cette extrême droite »
L’édile vante son bilan, pour mieux mettre en garde sur ce que, selon lui, la ville pourrait devenir. Transition écolo, énergie, transports : « Nice avait 15 ans de retard. Il a fallu mener un boulot immense, tous ensemble, pour en faire la capitale européenne que tout le monde nous envie. Demain, la cité pourrait être dirigée par les partisans du ‘c’était mieux avant’, avec leur programme jauni ».
« Ou pire, ‘l’autre’ pourrait singer ici ce président américain qu’il admire tant. Comme je ne veux ni ambiance de guerre civile ni voir d’enfants arrêtés, je compte m’opposer de toutes mes forces à cette plongée vers l’abîme ».
« Des investisseurs, des grandes écoles, me disent qu’ils ne signeront pas à Nice si le RN arrivait. On a vu aux USA le tourisme tomber de 10 % à cause de Trump. Veut-on cette dégringolade ici, à cause de ces gens-là ?»
Après son discours, Christian Estrosi a confirmé à Nice-Presse « sonner le rassemblement contre cette extrême droite qui bénéficie de financements particuliers, des moyens très détournés, cela m’inquiète au plus haut point. Partout, il y a des agents à leur main. Je veux protéger Nice de ceux qui veulent la livrer, comme un trophée, à un parti politique. Nice a toujours été libre et ce n’est pas près de changer ».

Démocratie directe et baisse des impôts
En forme de mea culpa, le premier magistrat a reconnu avoir compris sur le tard certaines évolutions de la société : « j’ai connu un temps où les habitants élisaient leurs élus et attendaient ensuite d’eux qu’ils prennent les décisions. Désormais, quand vous changez un sens de circulation ou le nom d’une rue, ça ne passe plus. Il faut consulter. Eh bien, nous le ferons. Vous pourrez voter sur tout, il y aura des référendums chaque année. Ce sera la démocratie directe ».
Autre évolution, « tous ces chantiers qui vous emmerdent » a plaisanté Christian Estrosi. « Je suis désolé de vous en avoir imposé, il fallait aller de l’avant, avec le tramway, la coulée verte, etc. Mais je vous annonce la fin des grands travaux. Puisque le travail a été fait pour ce qui est de la ville, je ne m’occuperai plus que de vous ».

Et de conclure avec une promesse que la moitié de propriétaires locaux retiendront bien : « on va passer un contrat, vous et moi. Ce sera un, deux, trois, puis quatre : à chaque point de croissance, nous baisserons d’autant vos impôts. »
Depuis la hausse décidée il y a deux ans, le recul de la taxe foncière est devenu la promesse phare d’Éric Ciotti. Rival qui est crédité d’une large avance, avec 41 % des voix au premier tour, devant les 31 % promis au maire, qui dénonce une étude « manipulée ». Sans se départir de son optimisme : « quand ‘l’autre’ nous promet ‘Bonjour Tristesse’, nous, nous mènerons une campagne heureuse jusqu’à la victoire. N’en doutez pas ».
LE TACLE DE LA SOIRÉE
Actualité royale oblige, Christian Estrosi a dit un mot sur Carnaval, dont la liste RN-UDR veut faire tomber les palissades noires, très critiquées par les habitants. Colère du maire : Eric Ciotti « a-t-il oublié nos morts ? Le Bataclan ? La Promenade des Anglais ? C’est un bain de sang qu’il souhaite ? Sans les barrières, le ministère interdirait la fête ! J’ai accompagné un ministre de l’Intérieur, un certain Nicolas Sarkozy. Alors qu’on ne me fasse pas de leçons en matière de sécurité !»
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Nathalie Dloussky (EGF, souverainiste)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Hélène Granouillac (Écologiste indépendante)
- Cédric Vella (Reconquête, extrême droite)










Parfois on aimerait rêver…Je ne me vanterais pas d’avoir accompagner Sarkozy au ministère de l’intérieur : suppression de plus de 10 000 membres des forces de l’ordre et de la police de proximité.
Monsieur Estrosi n’accepte pas qu’on lui parle de sécurité ? … Moi, je ne comprend pas qu’il n’y ait pas eu plus de sécurité lors de l’attentat du 14 juillet. QUI était « le responsable de cette sécurité pour la ville de Nice » ? Si, monsieur Estrosi, tout un chacun a le droit de critiquer ce qui a été fait mais surtout ce qui ne l’a pas été ! Combien de vies sauvées … Rien qu’en fermant la Prom’ à la circulation au carrefour de Magnan ? … 🇨🇵