Municipales 2026 - C’est la fin d’une anomalie, la cinquième ville de France découvre enfin le premier sondage portant sur l’élection municipale du mois prochain. Sans surprise, le match à droite entre le sortant Christian Estrosi et son rival Éric Ciotti dominent la campagne. Voici ce que l’on peut retenir en bref, avec seulement des éléments pour un 1er tour.
Mise à jour : Pourquoi Christian Estrosi voit une « manipulation » derrière le tout premier sondage paru sur les municipales 2026 à Nice
Municipales 2026 à Nice, le premier sondage dévoilé, voici les listes en tête

ALERTE INFO - C’est un moment clé au coeur de cette course très disputée. Selon cette étude menée par l’institut Cluster 17 et commandée par le prestigieux média POLITICO, c’est Éric Ciotti, 41%, (RN-UDR) qui s’afficherait largement en tête au premier tour si les Niçois votaient cette semaine. Il serait suivi de Christian Estrosi, 31%, (Horizons), de Juliette Chesnel-Le Roux, 12%, (PS-Vers-PCF) mais aussi de Mireille Damiano, 10%, (LFI-Viva), tous qualifiés pour disputer le second tour. Une quadrangulaire possible, forcément incertaine, puisqu’il n’est plus requis d’atteindre plus de 50 % des voix pour l’emporter.

À noter, selon Cluster 17 : « pas moins de 42% des Niçois qui avaient voté pour Christian Estrosi en 2020 semblent cette fois acquis à la cause d’Eric Ciotti, pas candidat à l’époque. Le maire, lui aussi un ex-LR, perdrait “presque la moitié de ses électeurs” des dernières municipales, parce que “comme au niveau national, une partie de l’électorat de droite traditionnelle bascule sur une offre plus à droite UDR-RN”, souligne Jean-Yves Dormagen. “Le phénomène est amplifié à Nice parce que c’est une ville très conservatrice.”.»
L’ÉQUIPE ESTROSI DÉNONCE UNE « MANIPULATION«
Dans un communiqué, l’équipe de campagne du maire sortant a présenté ce sondage comme « une manipulation » et annoncé qu’elle saisissait la Commission nationale des sondages afin qu’elle vérifie notamment « la conformité méthodologique de cette enquête et le caractère non tendancieux des questions posées ». « Nous disposons de témoignages de personnes sondées qui ne sont pas électeurs à Nice », affirme-t-elle. « Ni les attaques personnelles, ni les sondages contestables n’altèreront notre détermination à ce que Nice ne tombe pas entre les mains du RN et des appareils politiques parisiens ».
L’issue de la municipale niçoise aura un impact sur les cinquante communes voisines, puisque le vainqueur deviendra, dans la foulée, le président de la Métropole Nice-Côte d’Azur, 575.000 habitants et 1,5 milliard d’euros de budget.
Il convient de préciser que, selon POLITICO, la marge d’erreur est comprise entre 1,5 et 3,5 points.
Le contexte niçois, pour tout comprendre
Il préside aux destinées de Nice depuis 2008. Soutenu par Les Républicains et par le parti d’Édouard Philippe Horizons, le maire sortant Christian Estrosi brigue un quatrième mandat avec une liste renouvelée de moitié. L’édile compte sur son bilan courant sur presque vingt ans, avec le tramway, le grand stade, les deux coulées vertes, le développement de la police municipale et de la vidéoprotection, etc. Le meneur de « Tous pour Nice » est aussi le président-délégué de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, aux côtés de Renaud Muselier (Renaissance).
Sa liste n’a pas encore été entièrement dévoilée, mais elle est appuyée par sa propre formation, l’UDR, par le Rassemblement national mais aussi par l’Écologie au centre. Éric Ciotti, ancien allié politique devenu « meilleur ennemi » du sortant, est pour la première fois candidat à l’élection municipale. Son programme s’articule, martèle-t-il, sur « l’ordre dans les comptes et dans les rues », avec un fort accent placé sur la rigueur financière et la sécurité. Plusieurs personnalités, telles que le président de l’OGC Nice Jean-Pierre Rivère ou l’ancien « patron des patrons » Pierre Ippolito ont rejoint son équipe rapprochée. Jean-Marc Governatori (19,3 % en 2020 alors avec EELV) s’est retiré pour rejoindre Éric Ciotti (« Le meilleur est à venir »).
La gauche n’est pas tout à fait unie, à un mois du premier tour. D’un côté, les socialistes, communistes et Verts se sont rassemblées derrière l’ancien ingénieure Juliette Chesnel-Le Roux, élue d’opposition sur les bancs de la Ville et de la Métropole depuis plusieurs mandats. « Unis pour Nice » axe sa campagne sur la rénovation des écoles, la gratuité progressive des transports ou encore la lutte contre le « surtourisme ». D’un autre, la France insoumise et le collectif Viva ! se présentent avec l’avocate Mireille Damiano, connue pour son combat en faveur des réfugiés. Le projet est sensiblement le même, mais le « Nice Front Populaire » promet de s’appuyer davantage sur la démocratie participative. D’autres plus petites listes, sous les 4%, sont en lice.
Ce qu’il faut savoir de ce sondage
(*) Etude réalisée par Cluster 17, du 11 au 15 février 2026, via des questionnaires autoadministrés en ligne, auprès d’un échantillon de 937 Français représentatifs de la population niçoise âgée de 18 ans et plus, dont 763 inscrits sur les listes électorales à Nice. L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas, au regard des critères de genre, d’âge et de catégorie socioprofessionnelle. L’enquête a fait l’objet d’un redressement sociodémographique (données INSEE) et d’un redressement politique sur la base de la reconstitution des votes suivants : premier tour de la présidentielle 2022, premier tour des municipales 2020 et européennes de 2024. La marge d’erreur pour 763 personnes est comprise entre 1,5 et 3,5 points.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Nathalie Dloussky (EGF, souverainiste)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Hélène Granouillac (Écologiste indépendante)
- Cédric Vella (Reconquête, extrême droite)










Décidément bizarre, ce sondage. Et pas seulement à cause des méthodes contestées de l’institut qui l’a produit. Alors que tous les médias le relatant, notamment Politico qui l’a commandé, ne donnent que des estimations de premier tour, Nice-Matin indique qu’au second tour Ciotti l’emporterait — par 51/49. Ce qui en dit long de la fiabilité du sondage, vu les marges d’erreur, et sans parler de la méthode… Tout cela ressemble à une belle opération de manipulation. Du classique il est vrai à l’approche du scrutin.
Bonjour j’ai été contacté par mail par cluster 17 et je ne suis pas inscrite sur les listes électorales Du moins pas encore , je n’ai donc pas répondu au sondage il y a certes une manipulation sur l’échantillon représentatif
Il me semble que ce sondage est trop beau (pour le gagnant désigné) pour être honnête. Disons qu’il est peu crédible. Et rappelons que l’institut qui l’a fait (Cluster 17) s’est attiré en 2022 de fortes réserves de la Commission des sondages. Et que le Conseil d’Etat a confirmé sa position.
Donc le scoop du site américain Politico est lui aussi à prendre avec précaution.
Si Ciotti est élu, espérons que les comptes et de la ville de Nice et de la Métropole seront « étudiés » de près. Nous comprendrions le pourquoi de la dette abyssale laissée par cet élu. « LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT »