L’une des figures politiques de l’ouest maralpin présente ses propres candidats, sur la Riviera et jusqu’à Paris. Marquant ainsi sa différence avec Les Républicains.
Une nouvelle étape franchie par David Lisnard. Malgré la précipitation avec laquelle ces législatives anticipées ont été lancées, le maire de Cannes a réussi a investir plus de 70 candidats sous la bannière de son parti, Nouvelle Énergie, et pas uniquement dans son fief de la Côte d’Azur, loin s’en faut.
Cette nouvelle formation peut-elle renouveler la droite traditionnelle bien mal en point depuis 2012, et davantage encore depuis le ralliement du président des Républicains Eric Ciotti à Marine Le Pen ?
« Vrai parti libéral »
Le site d’information cannois Riviera Tribune a interrogé à ce sujet un journaliste politique bien au fait des projets de David Lisnard.
Quentin Hoster publiait l’an passé un ouvrage en immersion auprès de l’élu azuréen, dont Nice-Presse dévoilait en avant-premières une variété d’extraits.
Chez nos confrères ce 26 juin, il décrypte les ambitions de Nouvelle Energie : « C’est un parti de droite très actif sur le terrain mais pour le moment discret sur le plan médiatique, qui n’est pas un courant des Républicains. Il compte 10.000 adhérents, 80 relais départementaux et 700 élus locaux partout en France ».
Ce serait « un vrai parti libéral, qui veut parler davantage d’éducation, de culture, d’écologie, de décentralisation, de lutte contre la bureaucratie, de réforme de l’Etat ».
« Pas d’intérêt » de suivre Eric Ciotti
Toujours dans les colonnes de Riviera Tribune, Quentin Hoster explique que l’édile n’entend pas diviser la droite, ce qui explique que certains candidats bénéficient de deux investitures, celle des Républicains mais aussi celle de Nouvelle Energie. Cela étant, le prochain objectif serait clair, « la présidentielle de 2027 ».
« S’il a réussi à se faire connaître sur le plan national en 2 – 3 ans, c’est parce qu’il a mis des mots sur des maux, notamment sur la bureaucratie, ce qui l’a révélé pendant le Covid avec sa gestion de la crise, en palliant les défaillances de l’État » fait-il encore valoir, même si la notoriété du maire de Cannes reste à conforter.
À Nice-Presse le 21 juin, Eric Ciotti assurait que « nous serons amenés, bien sûr, à travailler ensemble. D’ailleurs, le contact n’est pas du tout rompu avec David Lisnard, pour qui j’ai beaucoup d’amitié ».
Sauf que pour Quentin Hoster, l’intéressé n’aurait pas d’intérêt à saisir cette main tendue. « Entrer au gouvernement signifierait nécessairement transiger avec ses principes, que personne ne peut porter à sa place ».







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