Alors qu’on pouvait craindre le pire, l’état de la Méditerranée serait finalement meilleur qu’il y a 40 ans.

Voilà une bonne nouvelle ! La mission BioDivMed a rendu son verdict. Fruit d’une collaboration entre l’Université de Montpellier et l’Agence de l’eau régionale, cette enquête a été menée en quatre temps avec des campagnes océanographiques s’étalant de mai à août 2023.

Lors de cette étude, près de 700 échantillons d’eau ont été prélevés sur plus de 2.000 kilomètres dans la Méditerranée. Une opération qui a permis aux scientifiques de construire une cartographie des fonds marins, et de donner un aperçu de la biodiversité présente dans la Grande Bleue.

Grâce à l’utilisation d’une technique appelée « collecte de l’ADN environnemental (ADNe) », les spécialistes ont pu suivre les passages et les évolutions des différentes espèces dans la mer.

Plus de 260 espèces recensées

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Photo : Anthony Salerno / Unsplash

Cette méthode a permis d’identifier 267 variétés de poissons, dont certaines menacées comme le requin à peau bleue et le môle, mais aussi le mérou. Concernant la flore aquatique, les gorgones, ces jolis bouquets colorés, sont en bonne santé, alors qu’ils auraient pu disparaître après les fortes chaleurs de 2022. On peut aussi remarquer, comme l’indique France 3, que les oursins sont de retour à La Ciotat, et surtout que la présence d’hydrocarbures recule.

Globalement, le bilan de la mission est assez positif pour notre littoral, qui se porterait mieux qu’il y a 40 ans. La pollution baisse et la biodiversité reprend ses droits. Tout n’est pas parfait, et la Méditerranée reste convalescente, mais l’espoir est bien là.

D’autres prélèvements entre 2025 et 2028

Il faut dire que certains zones ont très bien protégé leurs résidents, principalement les Embiez (Var) et la Corse. Les humains n’y sont pas pour rien, puisque les politiques de préservation pratiquées autour de l’île de Beauté ou du Parc national des Calanques ont joué leur rôle. Le changement climatique aussi se fait ressentir, avec l’apparition d’espèces, dont le crabe bleu et la dorade coryphène, qui se trouvaient jusque-là dans l’océan Atlantique.

En revanche, le travail est loin d’être terminé. Car même si le littoral méditerranéen se porte mieux et dispose d’une richesse insoupçonnée, il reste fragile. L’objectif est de permettre la cohabitation de l’activité humaine et de la biodiversité marine. En ce sens, les projets se poursuivent et de nouveaux prélèvements sont prévus entre 2025 et 2028. Ils serviront à orienter les futures actions pour améliorer la sauvegarde de la Grande Bleue.

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Diplômé de l'EFJ, Gwendal Chabas décrypte l'actualité de proximité pour Nice-Presse depuis 2022. Expert des rubriques « Vie locale » et « Sorties », il couvre les dynamiques urbaines et culturelles de Nice et de Menton. Particulièrement investi dans le journalisme de terrain et le lien avec les lecteurs, il est signataire de la Charte de Déontologie de la rédaction.

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