Notre département n’est que peu concerné par les nouvelles décisions annoncées par le président de la République ce soir. Comment, dès lors, endiguer l’augmentation des cas et la situation tendue dans nos hôpitaux sans nouvelles mesures? Le maire de Nice, qui réclamait, une nouvelle fois, un confinement « dur » n’a pas été écouté

Les maralpins qui ont suivi les annonces du président de la République ce 31 mars l’auront compris : chez nous, alors que le nombre de cas repart à la hausse et que la situation reste très dure pour le personnel hospitalier, pas grand-chose ne va changer dans l’immédiat.

La principale annonce du chef de l’État qui nous concerne sera donc la fermeture des établissements scolaires. Une décision qui ne serait pas très utile. « On voit que, dans les écoles où on a fait trois mille tests, en primaire, on a un taux d’incidence dix fois moindre que chez les adultes. Est-ce que, vraiment, c’est là qu’est l’enjeu de la circulation virale? » s’interrogeait aujourd’hui Véronique Mondain, cheffe du service infectiologie à l’hôpital l’Archet à Nice, à l’antenne de France Bleu Azur.

Lire aussi: Flambée épidémique : le confinement mou appliqué à toute la France, les établissements scolaires fermés

Dans le détail, «nous allons fermer durant trois semaines les crèches, les écoles et les lycées» a annoncé Emmanuel Macron. Les élèves des trois zones seront en vacances conjointement pour quinze jours. Les maternelles et primaires reprendront en « présentiel » la semaine du 26 avril. En revanche, les collèges et les lycées seront maintenus en distanciel pour une semaine supplémentaire.

⚠️ Suivez toute l’actualité de la pandémie de Covid-19 avec notre page spéciale

Sinon, rien de nouveau sous le soleil dans le 06, puisqu’aucune nouvelle restriction n’a été mise en place.

Au 30 mars, le taux d’incidence dans notre département est en hausse, à 474, au-dessus de la moyenne nationale, 377. Chez nous, la pression reste forte sur les hôpitaux, avec 143% de tension estimée.

Estrosi finalement pas écouté

Cet après-midi, le maire de Nice et président de la Métropole appelait de ses voeux « un confinement dur, efficace, court, plutôt que le supplice d’un demi-confinement qui dure sans les résultats escomptés ».

Dès le mois de décembre, Christian Estrosi réclamait un durcissement des mesures, notamment face à l’apparition des variants. Sans être suivi par l’exécutif, avec les conséquences que l’on connaît.

Lire aussi: «Commande» du vaccin russe Spoutnik V à Nice: le gouvernement répond à la Ville de Nice

Partagez cette info

Fondé en 2019 par Clément Avarguès, Nice-Presse est un média d'Information Politique et Générale (IPG) reconnu par la CPPAP. Ce compte regroupe les travaux collectifs de notre équipe de journalistes professionnels, tous dédiés au décryptage de l’actualité des Alpes-Maritimes. De l’analyse des grands projets urbains à la mise en lumière de la vie des quartiers, notre rédaction privilégie le terrain et l’indépendance. Chaque article publié sous cette signature reflète l’exigence éditoriale du groupe et le respect strict de la Charte de Déontologie de Nice-Presse, garantissant une information certifiée et sans concession au service des Niçois.

La zone commentaires n'est pas ouverte pour cet article.