La ville de création de votre entreprise est une variable déterminante. Alors où est-on le mieux situé pour se lancer en Provence-Alpes-Côte d’Azur ? Un palmarès vient tout juste d’être publié.
Tous les ans, ils sont plus d’un million à tenter l’aventure. En France, la création d’entreprises a doublé par rapport au début des années 2010. Cela concerne principalement les activités de logistique (VTC, la livraison), le commerce en ligne, le graphisme, le coaching ou encore le service à la personne.
Dans la grande majorité des cas (65 %), il s’agit de petites sociétés, le fruit d’employés ayant envie de se libérer du salariat ou/et de vivre de leur passion. Avant de se lancer, plusieurs facteurs sont à prendre en compte, dont un qui semble trop souvent sous-estimé. Est-il bon d’entreprendre dans votre commune de résidence actuelle ?
Le Figaro a voulu apporter des éléments de réponse avec son palmarès des villes françaises où développer votre business. Chaque localité a son propre écosystème à ce sujet, des contextes plus ou moins favorables selon les infrastructures, le réseau et l’accompagnement des collectivités.
Les grandes communes du Sud-Est en retrait ?
En comparant plusieurs critères, dont la taxe foncière pour les entreprises (CFE), les aides, les transports et le prix de l’immobilier de bureau, nos confrères ont dressé un classement des meilleures municipalités du pays. Ils ont également mesuré le dynamisme de l’entrepreneuriat local grâce à diverses statistiques.
Des données peu flatteuses pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont les grandes représentantes sont assez loin dans la hiérarchie. Il faut dire que les aires urbaines les plus peuplées sont dépassées par des administrations dites « moyennes » mais proches d’une grande métropole. En plus d’être « à taille humaine », elles profitent généralement de loyers plus abordables. On retrouve ainsi sur le podium Angers, Villeurbanne et Reims.
Toulon, première des grandes villes de la région
Bien plus bas, Toulon (30e), Aix-en-Provence (31e) et Marseille (32e) font un tir groupé. La capitale varoise a pour « défaut » son nombre de défaillances d’entreprises. Il a grimpé de 13 % en 2025, alors que la tendance est plutôt à la baisse dans les Bouches-du-Rhône (-10,6 %). Autre problématique, la CFE qui est très élevée (37,1 %).
Mais cela n’empêche pas les Toulonnais de tenter leur chance (+6,4 % de sociétés lancées), notamment car ils bénéficient de baux plus accessibles qu’ailleurs (123 euros le mètre carré par an). Ce que n’ont pas les villes bucco-rhodaniennes (178 euros à Marseille).
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En revanche, ces dernières peuvent s’appuyer sur davantage de solutions de financement locales (huit contre six dans le Var) et sur une cotisation foncière légèrement plus souple (34,1%). Sans oublier que la commune marseillaise dispose d’un métro, au contraire de ses voisines.
Précisons toutefois que la localité du Sud-Est la mieux classée est Antibes, qui arrive au 16e rang, entre Nancy et Nîmes. Pour le Vaucluse, Avignon se positionne à la 23e place.



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