La préfecture des Alpes-Maritimes s’apprête à clore le débat : après une concertation incluant tous les acteurs, un arrêté, final, est sur le point d’être signé. Ce seront ces restrictions qui s’appliqueront aux croisières. Et pas les mesures locales annoncées dans la métropole de Nice et à Cannes. La décision de Laurent Hottiaux met un terme à une très vive discorde sur la Côte d’Azur.
La polémique s’est étendue sur l’année 2025. De bout en bout. Ouverte par Christian Estrosi, qui annonçait en janvier à la surprise générale vouloir faire interdire par la Métropole toutes les croisières de plus de 900 passagers, évoquant des risques intenables pour la santé publique et l’environnement.
L’odeur de poudre s’est propagée entre les maires du littoral en soutien, ou carrément hostiles à ce tour de vis, aux acteurs économiques et portuaires, scandalisés pour certains, et jusqu’à la préfecture, qui en avait avisé la justice et obtenu gain de cause. D’autant que Nice n’était pas la seule à bousculer les choses. À Cannes, David Lisnard aussi promettait des mesures locales.
Las, le préfet Laurent Hottiaux a promis de reprendre la main, puisque c’est à l’État de régir ces flux. Les acteurs furent donc réunis à plusieurs reprises au coeur d’une large concertation, avec un enjeu très net. Soit un consensus était trouvé, et une charte pouvait être signée, soit la discorde persistait, et ce serait un arrêté interpréfectoral (comprenant la préfecture maritime) qui s’imposerait à tous. Nous en sommes là, a-t-il été confirmé à Nice-Presse jeudi 4 décembre.
« L’État prend ses responsabilités »

« Les initiatives qui avaient été prises étaient désordonnées, illégales et conduisaient à des polémiques en permanence. À opposer les uns et les autres » regrette à notre micro Laurent Hottiaux. « Nous avons mené tout un travail d’échanges avec les acteurs publics et privés. Tous les sujets ont été abordés, sanitaires, écologiques, économiques, etc. C’est un processus unique et remarquable. L’État prend ses responsabilités : je vous annonce que l’arrêté interpréfectoral est sur le point d’être signé, et ce, avant le 31 décembre 2025 ».
Le détail des éléments n’a pas été transmis mais « la ligne est inchangée, nous restons sur ce qui fut développé en octobre ».
Le dispositif prévoyait de limiter le nombre de passagers débarqués à 3000 par jour. Concernant les navires de plus de 1.300 usagers mouillant au large, dans la baie de Cannes ou la rade de Villefranche-sur-Mer, près de Nice, un seul bâtiment pourra être accueilli par jour et par site. En juillet et août, ce seuil sera fixé à un maximum de 15 escales par mois. En cas d’épisode de pollution de niveau 1, les compagnies devront réduire leurs émissions polluantes. Si le niveau 2 est atteint, l’escale serait annulée.
Rappelons que ce cadre avait été dénoncé par David Lisnard, et par Christian Estrosi, qui estimait, lui, que « ces mesures ne répondent pas aux attentes légitimes des habitants. Ces propositions auraient un impact marginal sur le littoral ». Il le promettait alors, « si ce qui est proposé était confirmées sans être durci, j’engagerais alors une procédure contre l’État pour carence fautive ».
En 2024, 175 navires ont jeté l’ancre dans la baie de Cannes, et 103 dans la rade de Villefranche, pour 624 recensés à Marseille.







D’accord et pour les avions ont fait quoi alors ça cré pas de la pollution et des nuisances sonores ?
Cdl Mr Bottin