Le trafic de stups s’est surtout développé dans les grandes villes maralpines de Nice et de Cannes, et du côté italien : à Menton, c’est la consommation de drogues qui serait en hausse ces dernières années. Pas dans des proportions alarmantes cela étant.
C’est aujourd’hui une véritable guerre. Dans les Alpes-Maritimes, les forces de l’ordre sont mobilisées chaque jour contre le narcotrafic. Érigé parmi les priorités nationales, le combat est particulièrement intense dans les Alpes-Maritimes et dans tout le Sud-Est.
Un matraquage qui aura permis d’interpeller 315 personnes en 2025 dans le département, tout en mettant la main sur près de 690 kilos de résine de cannabis, plus de 200 kilos d’herbe et une centaine de kilos de cocaïne. Des chiffres fournis par le préfet Laurent Hottiaux à notre micro en décembre.
Face à ce fléau, comment s’en tire Menton ? Pour obtenir une réponse, on a observé les données partagées par le ministère de l’Intérieur. Elles sont consultables ici, sur la plateforme du service des statistiques. Le bilan concentre, année par année depuis 2016, le nombre de faits remontés par les policiers et gendarmes sur le terrain.
On voit que la cité du citron n’est pas ce que l’on peut appeler une plaque tournante du trafic de drogues. En effet, les derniers indicateurs relevés remontent à 2021. Ils témoignaient alors de six personnes mises en cause pour du deal. Nous n’avons pas accès à des informations plus récentes puisque leur total est « inférieur au seuil d’interprétation ».
Pic d’arrestations liées au trafic en 2018
Entre 2016 et 2021, un moment marquant, 2018, période durant laquelle 38 individus ont été arrêtés pour ce motif. Un pic que l’on n’a plus revu ensuite, la courbe chutant à 14 dès 2019, puis à 5 en 2020, notamment en raison de la pandémie.
Pour ce qui est de l’usage en revanche, nous disposons de tous les éléments à jour : comme partout ailleurs, il a largement progressé depuis 2016 (69 Mentonnais inquiétés alors) et a quasiment doublé en huit ans (120 cas en 2024). Le taux de résidents mis en cause pour ce délit (4 ‰) est proche de celui observé ailleurs en France (4,3 ‰), mais bien éloigné du reste des Alpes-Maritimes (5,2 ‰).






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