Plus d’une centaine de cas de piqûres visant des femmes ont été recensés lors de la 44e édition de la Fête de la musique, marquée aussi par 305 gardes à vue dans toute la France. À Nice, le député UDR Eric Ciotti a saisi le préfet pour d’autres faits graves.
Une vague inquiétante de piqûres dans la nuit
Le ministère de l’Intérieur a annoncé dimanche que 145 cas de piqûres avaient été signalés à la police en métropole et en outre-mer, notamment à la suite d’appels à commettre ces actes diffusés sur les réseaux sociaux.
À Paris, 21 cas ont été recensés en Île-de-France, dont 13 dans la capitale. Les victimes, pour certaines hospitalisées, ont subi des analyses toxicologiques, sans que la nature exacte des substances injectées soit encore connue.
« Certaines victimes ont été prises en charge à l’hôpital », précise le ministère. À Paris, trois enquêtes ont été ouvertes, concernant notamment une adolescente de 15 ans et un jeune homme de 18 ans.
Des interpellations à travers le pays
Douze personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces piqûres ont été interpellées. À Angoulême, quatre suspects pourraient être liés à une cinquantaine de victimes. À Metz, deux hommes ont été placés en garde à vue pour violences avec arme et administration de substance nuisible, après que 16 jeunes femmes, en majorité mineures, se sont présentées à l’hôpital.
Au total, 371 interpellations ont été comptabilisées (326 en 2024), dont 89 à Paris. Parmi elles, 305 ont donné lieu à des gardes à vue. Les forces de l’ordre déplorent 13 blessés, tandis que 14 fêtards ont été grièvement blessés, et 1 477 légèrement.
À Paris, une centaine de gardes à vue ont été ouvertes pour violences volontaires, vols, port d’armes prohibé, ou encore dégradations. Le quartier des Halles a été particulièrement tendu, avec deux tentatives de pillage (Nike et Sephora).
Un rassemblement massif malgré les tensions
Cinq individus ont été interpellés après avoir traîné un policier sur plusieurs mètres avec un quad, dans le 1er arrondissement. Dans le 19e, un mineur de 17 ans a été retrouvé grièvement blessé à l’arme blanche. Un SDF de 50 ans a également été retrouvé mort près du centre Pompidou, entouré de seringues usagées.
Malgré ces incidents, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris ont souligné qu’aucun incident majeur n’était à déplorer, en dépit d’une affluence record sous une chaleur intense.
« Le dispositif renforcé a permis de réagir rapidement en tout point de la capitale », a salué la préfecture.
« Attroupement hostile, attaques contre les forces de l’ordre »

À Nice, les députés Eric Ciotti et Bernard Chaix ont dénoncé ce dimanche 22 juin « des scènes inacceptables et d’une violence rare » dans le quartier Vernier, traditionnellement très calme.
Les deux élus UDR assurent que, « en marge d’une animation organisée par un restaurant, des centaines d’individus en majorité issus de la diaspora cap-verdienne ont semé le chaos en plein cœur de la ville : alcool à outrance, protoxyde d’azote, nuisances sonores massives, attroupement hostile, et attaques contre les forces de l’ordre. »
« Des bouteilles en verre ont été jetées sur nos policiers, forçant une opération de dispersion. Malgré un dispositif de sécurité important, le bilan est lourd avec des dégradations de biens et des blessés, notamment dans les forces de l’ordre. Les faits sont d’une gravité exceptionnelle et ne peuvent rester sans réponse. Éric Ciotti s’est entretenu avec le préfet et lui a demandé immédiatement : l’expulsion immédiate de tous les étrangers identifiés parmi les auteurs de ces violences ; la fermeture administrative immédiate du restaurant, qui a délibérément ignoré les horaires de fermeture et favorisé un attroupement illégal. »
« Ce qui s’est passé cette nuit n’est ni anodin, ni tolérable. C’est un signal d’alarme. Nice ne doit jamais devenir une ville où l’on attaque les policiers, où des groupes communautaires se croient tout permis. »
Avec AFP










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