Il revient à la Chambre haute d’examiner de près le budget de la Sécurité sociale, que les députés ont considérablement alourdi. Corriger la copie oui, mais pas au détriment, notamment, des médecins libéraux et des soins en ruralité, tel que le défend Alexandra Borchio Fontimp (Les Républicains).
L’exécutif passera-t-il réellement l’épreuve des textes budgétaires ? Rien n’est moins sûr. Parmi les « gros morceaux », naturellement, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Après de premières discussions, animées, du côté de l’Assemblée nationale, voici venu le tour du Sénat. Où l’ensemble devrait être remanié, puisque la Chambre, dominée par la droite et le centre, a promis de profondes économies. Un vote clé est programmé le 26 novembre, en plénière.
Parmi les 130 élus Les Républicains, la sénatrice des Alpes-Maritimes Alexandra Borchio Fontimp est particulièrement investie sur les sujets de la santé. Le gouvernement avait déjà évoqué une rallonge budgétaire de 850 millions d’euros pour l’hôpital l’an prochain. Un bon point, souligne, l’élue maralpine… Oui, mais !
Déserts médicaux, EPHAD… Des trous dans la raquette ?
Cela « ne suffira pas à garantir l’équité territoriale et la qualité des soins. Nous devons agir sur tous les fronts. Renforcer la coordination ville-hôpital, soutenir le médico-social et préserver l’attractivité des professions dans nos territoires. »
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Précisément sur un point, explique-t-elle à Nice-Presse : « Je regrette par exemple la disparition du fonds d’urgence destiné aux EPHAD en difficulté, qui risque d’entraîner une réduction de l’offre, à un moment où la démographie impose, au contraire, de la consolider !»

Il serait temps d’en faire bien davantage pour ce qui est de la psychiatrie, laquelle « souffre de difficultés majeures et d’une répartition inégale sur le territoire ». En soulignant tout de même quelques bonnes nouvelles, telles que la construction du futur pôle dédié, au Centre
Hospitalier d’Antibes. Inauguré en 2027 sur 7000 mètres carrés, il proposera près de 90 lits.
Attention, les crédits alloués à la recherche seront particulièrement défendus par Alexandra Borchio Fontimp, promet-elle dans nos colonnes, puisque « l’innovation et l’investissement ne peuvent servir de variable d’ajustement. »
L’un des enjeux des futures politiques devra évidemment être celui des déserts médicaux. Ainsi, il faudra absolument « maintenir les aides à l’installation de médecins libéraux dans les zones sous-dotées », puisque ne pas agir contre les évidentes lacunes que nous connaissons « ne ferait qu’augmenter les dépenses et dégrader la situation dans les territoires les plus fragiles ».

« Je refuse de voir notre système se transformer en système à l’américaine »
Tel que l’analyse celle qui est aussi la vice-présidente de la Fédération Hospitalière de France Provence-Alpes-Côte d’Azur, « si un médecin ne bénéfice plus d’avantages à son installation en zone rurale, il préfèrera poser ses valises en zone urbaine ou périurbaine. Ainsi, la désertification aura pour conséquence de priver toute une part de la population d’un accès effectif aux soins ». Une « injustice » contre laquelle l’élue de droite entend batailler.
Le 3 décembre, plus de 500 médecins libéraux des Alpes-Maritimes cesseront leur activité pour s’opposer à des « baisses tarifaires unilatérales » et à, jugent-ils, un « sous-financement chronique de la santé ». Avec une tribune publiée cette semaine dans un média spécialisé, le Dr Jérôme Barrière, oncologue à Cagnes-sur-Mer et ancien chef de clinique de l’université de Nice, mettait en garde contre ces dérives.
À leur écoute, la sénatrice relaie une part des revendications : « Je refuse de voir notre système se transformer en système à l’américaine où les mutuelles remboursent toujours moins. (…) Revalorisons les actes médicaux. (…) Les médecins libéraux sont le dernier rempart avant la désertification, le dernier lien social de nombreux patients. Pour notre pays et notre ruralité, je défends une médecine de proximité, solidaire et qualitative. »
« Rétablir le gel des pensions et des prestations sociales »
Cette suspension de la réforme des retraites est une capitulation. Je suis effaré par la lâcheté du gouvernement, qui vient de sacrifier l’avenir de nos jeunes générations sur l’autel de sa survie politique.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) November 12, 2025
Cette décision irresponsable, prise sous le diktat du PS avec la…
Toutefois, « laisser gonfler le déficit de la Sécurité sociale met en danger le modèle français de protection sociale ». Après le laisser-aller des députés, les sénateurs de la droite et du centre entendent revenir à bien davantage de modération budgétaire.
Ainsi, « nous voulons rétablir le gel des pensions et des prestations sociales. Nous préserverons les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés ainsi que les retraités qui touchent une pension inférieure à 1400 euros brut. » Les élus, qui planchent depuis samedi, pourraient proposer plus de 13 milliards d’économies en 2026. La suspension de la réforme des retraites est particulièrement dans le viseur.
Violences routières, villages maralpins, santé des pompiers… Les combats de la sénatrice @AlexndraBorchio
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) April 6, 2025
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