Un rapport au vitriol avait remis en question la réalité de leur travail dans une structure publique azuréenne.
JUSTICE — Deux élus niçois ont-ils bénéficié d’un emploi fictif très bien rémunéré au sein d’une structure publique des Alpes-Maritimes ? C’est ce que la justice va devoir éclaircir, alors que la direction inter-régionale de la police judiciaire (DIPJ) ouvre une enquête pour « détournement de fonds publics » — ainsi que complicité et recel de ce délit.
Rembobinons. La Chambre régionale des comptes a rendu un rapport assassin il y a quelques mois concernant l’administration du Centre de gestion (CDG) 06 : au menu, utilisation abusive des voitures de fonction, rémunérations hors des clous, réalité de certaines missions en question, « recrutements douteux»… Nice-Presse résumait tout dans cet article le 30 septembre dernier.
L’enquête de la police judiciaire vise le CDG, après un signalement effectué par le conseiller municipal EELV de Nice Jean-Christophe Picard.
Dans le viseur, deux élus proches du maire de Nice Christian Estrosi : Pierre-Paul Leonelli, son adjoint à la propreté, et Lauriano Azinheirinha, directeur général des services (DGS) de la Ville.
De quoi sont-ils soupçonnés ? En résumé, d’avoir bénéficié d’un emploi fictif. Dans des termes ampoulés, le rapport de la Chambre régionale des comptes décrit « la réalité de leur travail effectif à temps plein » au Centre de gestion 06 comme étant « plus que douteuse»…
Pour M. Azinheirinha, le recrutement aurait été « entaché d’irrégularités ». Les deux élus niçois démentent fermement.
Les faits reprochés auraient été commis, prétendument, sous la présidence qui a précédé celle de Christian Estrosi au Centre de gestion. Le maire de Nice « ne se considère pas concerné ».






