Longtemps perçu comme un quartier délaissé, à deux pas de la gare, Notre-Dame est aujourd’hui en pleine mutation. Grâce aux investissements publics, mais aussi à l’engagement citoyen d’une poignée de riverains et de commerçants réunis sous la bannière de l’association « Nice Cœur Notre-Dame », qui s’attache à redonner vie au secteur.
- LIRE NOTRE DOSSIER - Jean Médecin, Nice populaire
« Ce qui manque encore, c’est l’humain » souffle André Stumpf, fondateur de l’association créée il y a trois ans. « Nice a mis le paquet sur les aménagements. Nous, on s’est dit qu’il fallait y ajouter de la vie, du lien. Sinon, un quartier ne vit pas. »
Et ça fonctionne : 50 membres actifs, des habitants mais aussi des commerçants qui ont choisi de miser sur cette partie centrale, mais encore victime de préjugés. « L’image d’un quartier de gare un peu craignos, c’est terminé. D’ici un ou deux ans, vous hésiterez entre sortir au Port ou chez nous ! » assure-t-il dans un sourire.

Car pour ces Niçois engagés, le potentiel est immense. D’autant plus qu’ici, il y a dix ans encore, « derrière la cathédrale Notre-Dame, c’était un parking abandonné, des points de deal, des matelas… Aujourd’hui c’est une aire piétonne, un jardin d’enfants. On revient de loin. »
Nombreux événements et ateliers proposés
La suite, c’est la culture, les événements. « On organise deux vide-greniers par an, mais aussi des concerts, des podiums, des salons thématiques comme celui du manga où les enfants viennent apprendre à dessiner. Cette année, pour la première fois, la Fête de la musique va passer par ici. Et on prévoit aussi du cinéma en plein air, des animations dans le jardin, des stands ludiques et pédagogiques » détaille Joëlle Giraud-Pierache, directrice artistique de l’association.
Mais au-delà du divertissement, il y a aussi l’envie de faire bouger les lignes. « On a invité les pompiers et les policiers à nos événements. L’idée, c’est de montrer qu’ils ne sont pas des figures d’opposition, mais des partenaires. Il faut briser les clichés, remettre du lien. »

Pour Vivian Quandalle, vice-président de l’association, il y a également un enjeu d’image et d’attractivité. « Iconic, c’est la première chose que voient les touristes en sortant de la gare. C’est leur premier regard sur Nice. Il faut que ce soit positif. »
La rue de Suisse, selon lui, mérite bien mieux que son statut de simple voie de passage. « On est à cinq minutes du Carré d’Or. Tous les quartiers évoluent. Il y a quarante ans, Trachel était l’une des plus prisées de la ville… Rien n’est figé, la preuve. »










Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.