La tradition est respectée ! L’un des chars du Carnaval de Nice se montre piquant pour cette édition 2025. Cette année, ce sont les climatosceptiques qui sont en centre des moqueries.
D’années en années, l’incroyable talent des Carnavaliers niçois ne se dément pas. Les chars contestataires sont devenus une marque de fabrique des festivités. Chaque édition, au moins l’un d’entre eux s’amuse à dénoncer et/ou à caricaturer les « grands de ce monde ». Au milieu du défilé, entre les conceptions majestueuses en lien avec le thème - le Roi des Océans en 2025 - ils détonnent et sont aisément reconnaissables.
En 2024 par exemple, il s’agissait des influenceurs, obsédés par les selfies et la chirurgie esthétique, dans une réplique du film-évènement « Barbie ». Auparavant, en 2023, c’est « Monopofric » qui raillait les grands patrons d’Internet. On y retrouvait Jeff Bezos en gourou de « Abuzon », la version niçoise d’Amazon, Elon Musk (X, anciennement Twitter) et Mark Zuckerberg (Facebook).
Les politiques souvent parodiés
Une tradition bien de chez qui, en 2022, se moquait des politiques au milieu d’un panier de crabes dans lequel on repérait un Emmanuel Macron aux pinces géantes. La liste est encore longue des personnalités et mouvements ciblés par les créateurs de ces imposantes machines.

Cette fois-ci, France Festivités, qui a réalisé une partie des chars, avec Concept Évènementiel, Nice Festivités et Carnaval Story, ont choisi de s’en prendre aux climatosceptiques. Imaginé par Gerard Artufel, l’attelage de « Croisière s’amuse » se paie « ces héros des temps modernes qui consacrent leur vie à prouver que le réchauffement climatique est une invention de l’homme ».
Trump, capitaine d’un navire à la dérive

On peut y voir, dans le rôle du capitaine du navire, Donald Trump, président des États-Unis, mais aussi le Russe Vladimir Poutine, accompagnés notamment du dirigeant argentin Milei et du dictateur nord-coréen Kim Jong Un. « Que ceux qui ont créé ce désastre se tiennent prêts, car la mer viendra chercher les audacieux », est-il ajouté pour dépeindre cette satyre.
Au-devant de ce « bateau » empli de chefs d’État, de beaux dauphins sautant au-dessus de la mer et les flots : « Dans ce rêve éveillé, aussi absurde que mélancolique, la montée des eaux nous rappela une vérité cruelle : nous sommes tous des noyés du rire, dérivant à la merci des vagues, dans un océan d’insouciance.»
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Depuis plus de 20 ans, Gérard Artufel est à l’oeuvre. Avec ce travail très apprécié, il souhaite faire perdurer un esprit impertinent, piquant, irrévérencieux, qui sied particulièrement bien au Carnaval. Si sa dernière invention peut être jugée comme un peu convenue, puisqu’elle charge des « victimes » attendues, elle n’en reste pas moins l’une des attractions de cet événement azuréen.










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