Municipales 2026 - À trois semaines du premier tour des municipales, Éric Ciotti a présenté dimanche à Nice sa liste de 70 colistiers, avec une présence discrète mais stratégique de huit cadres locaux du Rassemblement national. Six d’entre eux sont en position d’entrer dans le futur exécutif municipal si le député du port l’emportait les 15 et 22 mars. Le camp du maire sortant « sonne le rassemblement contre l’extrême droite ».
Photo de famille, rangs serrés et message d’union. Dimanche, Éric Ciotti a dévoilé à Nice ses 70 colistiers pour l’élection municipale, dans une configuration où plusieurs figures du RN local apparaissent, sans que le parti ne soit tellement mis en avant dans sa communication.
Une liste de 70 noms avec huit cadres RN
Huit cadres du Rassemblement national figurent sur cette liste. Six d’entre eux sont susceptibles de siéger dans le prochain exécutif municipal si le député niçois, président de l’UDR, accède à la mairie. Un récent sondage le donne devant le maire sortant Christian Estrosi (Horizons) au premier tour, à 41 % et 31 %.
Benoît Kandel, responsable de la section niçoise du RN, fait partie des candidats placés en position éligible. Ancien colonel de gendarmerie et ex-premier adjoint de Christian Estrosi, il met en avant le poids électoral des lepénistes dans la ville. « Il ne faut pas oublier que lors des élections européennes de 2024, nous avons fait 32 %, soit un Niçois sur trois », rappelle-t-il.
Moment convivial sur les hauteurs du château avec les colistiers de notre liste « le meilleur est à venir ». Magnifiques échanges avec de nombreux Niçois !
— Eric Ciotti (@eciotti) February 22, 2026
La chaleur de leur accueil renforce notre détermination à incarner un nouveau souffle pour notre ville. pic.twitter.com/l6aPPBbAvj
« Des candidats de toutes origines politiques »
Éric Ciotti défend, lui, une ligne de rassemblement au-delà des étiquettes partisanes. Et insiste sur la diversité des profils politiques réunis autour de lui, tout en assumant l’alliance UDR-RN qu’il a fondée.
« C’est une liste sans étiquette, qui rassemble des candidats de toutes origines politiques, essentiellement des familles de la droite autour de l’alliance que j’ai fondée entre l’UDR et le RN, mais il y a aussi des gens qui ont appartenu à l’UDI, et Jean-Marc Governatori travaillait avec la gauche lors des dernières municipales », justifie-t-il, alors qu’il réunissait ses colistiers pour cette présentation dominicale.
Sur son matériel de campagne, aucune mention des partis UDR ou RN n’apparaît. La comm’ met en avant le seul nom de la liste, « Éric Ciotti, le meilleur est à venir ».
Le camp Estrosi mise sur un « vote barrage »
La liste présentée ne comprend finalement pas Jean-Pierre Rivère. Éric Ciotti lui promettait le poste de 1er adjoint, mais le président de l’OGC Nice s’est retiré après que le camp Estrosi a mis en avant un risque de conflit d’intérêts. Le patron du Gym reste toutefois présent dans la campagne, puisqu’il prend la tête du comité de soutien.
Autre épisode de la campagne, la validation de la liste a nécessité un recours en justice. Le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé d’enregistrer le document définitif en raison d’un possible conflit d’intérêts concernant l’ex-«patron des patrons » azuréens, placé en bonne position. Le tribunal administratif a ensuite jugé que le préfet avait outrepassé ses prérogatives. Mais la séquence ouvre la voie à des recours après l’élection.
Voilà voilà. Les masques tombent. Éric Ciotti présente une liste d’extrême droite. Point final. https://t.co/1M4UgcWhI0
— Anthony Borré (@anthony_borre) February 20, 2026
En face, la gauche aborde ce scrutin en ordre dispersé, avec une liste Écologistes-PS-PCF et une LFI. Leurs électeurs pourraient peser au second tour. De son côté, le camp Estrosi continue de miser sur un effet repoussoir lié au RN et qualifie régulièrement Éric Ciotti de « candidat de l’extrême droite » et, nouvellement, de « mini-Trump de la Riviera ».
Ce qui est important
- Éric Ciotti a officialisé à Nice une liste de 70 colistiers où huit cadres RN apparaissent, dont six en position d’accéder à l’exécutif municipal en cas de victoire.
- La campagne est menée sous une bannière sans mention UDR ou RN, avec une communication centrée sur le nom de la liste malgré l’alliance assumée avec le Rassemblement national.
- Le scrutin reste ouvert avec une gauche divisée, un camp Estrosi qui joue sur le rejet du RN, et une campagne déjà marquée par un retrait de candidat et un recours devant la justice administrative…
Nice-Presse avec agence
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Nathalie Dloussky (EGF, souverainiste)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Hélène Granouillac (Écologiste indépendante)
- Cédric Vella (Reconquête, extrême droite)










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