Avec le top départ de l’été, certaines grandes surfaces sont tentées de mettre en avant des « produits stars » pour la belle saison. Mais la réalité derrière le marketing est parfois très différente. De quoi nous rendre attentifs aux étiquettes, et aux avertissements des associations de consommateurs !
Visuel trompeur, ajouts d’additifs ou recettes traditionnelles malmenées…
L’été venu, les magasins n’hésitent pas à faire la promotion, parfois à l’extrême, d’article « phares » en vue des beaux jours. Un marketing ciblé qui se concentre en particulier sur des denrées pour l’apéritif, le pique-nique, les activités de plein air, en bref, tout ce qui rime avec la période estivale.
Mais ces annonces peuvent cacher des choses beaucoup moins réjouissantes. Des stratégies commerciales malhonnêtes avec leur lot de promesses de bienfaits difficilement quantifiables ou de compositions trompeuses.
Pratiques tendancieuses, voire mensongères
L’association Foodwatch, spécialiste de la question, relève de manière régulière ces communications « abusives », tenant un panel de ces petites arnaques, ces produits dont les consommateurs doivent se méfier. En 2024, l’organisme avait ainsi listé sept articles non-conformes.
On retrouvait le gaspacho basilic de la marque Florette et ses faibles… 0,2% de basilic, l’eau aromatisée à la fraise « sans sucres », mais avec des édulcorants, de Marque Repère, ou encore du guacamole Old El Paso principalement composé d’eau et de 13,6% d’avocat.
Il relevait également la mayonnaise Carrefour allégée en gras contenant trois fois plus de sucre ou des gressins italiens à l’olive Panealba dont la recette ne correspond pas à l’originale… l’inverse étant pourtant garanti par l’emballage !
Direction le « Mur des arnaques »
Un phénomène qui touche globalement toutes les sortes de marchandises. Et que Foodwatch veut combattre, même si elle notait un recul de la pratique. Ne manquez pas son « Mur des arnaques sur l’étiquette », où chacun peu signaler des abus s’il en est témoin.
On y retrouve les informations sur l’objet en question, sa marque, les grandes surfaces le proposant et les raisons de « l’escroquerie ». À ce jour, on y déniche pas moins de 84 articles. Cela va des biscuits au foie gras, en passant par du miel, l’huile d’olive, des desserts ou des gâteaux pour l’apéritif.
- À LIRE AUSSI… Alerte pouvoir d’achat à Nice : voici la liste des supermarchés les moins chers (et ceux où les rayons vont vous angoisser)
Outre ces tactiques commerciales très douteuses, le collectif lutte contre des méthodes plus insidieuses.
Parmi les usages combattus, la « cheapflation », lorsqu’on supprime un ingrédient par un autre moins cher ou de moins bonne qualité, sans réduire le coût du produit. Quant à la « shrinkflation », elle consiste en une réduction de la quantité d’une denrée, tout en maintenant, voire en augmentant, son prix.










Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.