L’an passé, le nombre de verbalisations sur le réseau Lignes d’Azur a largement augmenté. Dans certains cas, le montant de la prune sera plus élevé de 20%.
Que la fraude bondisse ou non, les réseaux de transports ne peuvent pas faire exactement ce qu’ils veulent pour ce qui est du montant des amendes. Lequel est encadré par la règlementation. Mais cela n’empêche pas d’être malins. La douloureuse à payer pour les resquilleurs du tramway et des bus est bel et bien alourdie dans la Métropole niçoise.
« Nous n’avons pas le droit d’augmenter le montant des amendes, qui est forfaitaire. En revanche, nous bonifions les frais de dossier de 20 euros » expliquait Gaël Nofri, le président de la régie métropolitaine des transports, à Nice-Presse le 31 janvier. « Nous sommes autorisés à le faire en fonction des moyens que nous mettons en oeuvre, en matière de lutte contre les infractions et de recouvrement ».
Avec @GaelNofri pour un point sur les dispositifs mis en place pour lutter contre la fraude dans les transports en commun @lignesdazur.
Cette lutte relève d’un triple enjeu : économique, lié au service offert aux voyageurs et d’ordre sécuritaire. pic.twitter.com/1jnKb3s1AE— Christian Estrosi (@cestrosi) October 11, 2023
« Nos dispositifs ont été enrichis, il faut donc faire reposer une part de ces surcoûts sur les gens en infraction. Ce n’est pas aux Azuréens, via leurs impôts, de payer pour cela ». En septembre 2023, Gaël Nofri annonçait ainsi dans nos colonnes le lancement d’une brigade de nuit pour le contrôle et la sécurisation des lignes.
Cette évolution ne s’appliquera pas à ceux qui règlent leur amende immédiatement (60 euros). Par contre, pour les usagers qui la paient en aval, la hausse des frais emmène la sanction de 90 à 110 euros désormais.
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Cela n’impactera pas non plus les mineurs qui seraient verbalisés pour l’absence de leur titre de transport, s’ils se présentent dans les deux jours auprès de RLA, avec les soixante euros.
« Le nombre total de contrôles a largement été multiplié ces derniers mois » complète Gaël Nofri. « Nous disposons à présent d’un observatoire de la fraude, qui nous permet de mieux analyser les plages horaires, les arrêts, etc les plus touchés. L’équilibre sera maintenu, pour être vigilants à la fois sur le tramway et sur les bus ».
En 2024, le nombre total de verbalisations atteignait les +30%.



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