Où paie-t-on le plus cher la fameuse taxe foncière ? En se basant sur les « tarifs » de 2024, voici les départements les moins conciliants, et surtout ceux dans lesquels la douloureuse a le plus augmenté. Parmi eux, une collectivité de la région Sud.
Nous en sommes encore loin. En 2025, le paiement de la taxe foncière se fera entre le 25 août et le 19 septembre si vous n’êtes pas mensualisé. Vous avez donc encore un peu de temps avant de penser à cet impôt qui tombe tous les ans et qui concerne les propriétaires et les usufruitiers d’un bien immobilier.
Mais avant de savoir quel montant vous devrez débourser cette année, il est possible de faire une idée sur le sujet en observant le rapport de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Partagée le 6 mai, l’étude fait le point sur les niveaux moyens observés en 2024.
Gros écarts entre les départements
Le spécialiste des comparatifs, MoneyVox, a dressé un tableau des départements affichant le coût les plus élevés. En France, le secteur le plus onéreux n’est autre que Mayotte (3.646 euros), juste devant la Seine-Saint-Denis (3.642 euros). Dans ces deux collectivités, la somme réclamée est trois fois plus importante que pour le reste du pays.
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La moyenne nationale est de 1.072 euros pour une maison et de 851 euros pour un appartement. Mais vous l’aurez compris, il existe des écarts importants en fonction de votre localisation. Au sein même d’une région, les différences sont nombreuses.
Les Bouches-du-Rhône, secteur le plus cher de la région Sud
Prenons Provence-Alpes-Côte d’Azur par exemple. La taxe varie entre 2.247 euros dans les Bouches-du-Rhône - un des quinze départements les plus chers - et 1.529 euros dans les Hautes-Alpes. Entre les deux, se glissent le Var (1.915 euros), le Vaucluse (1.900 euros), les Alpes-de-Haute-Provence (1.751 euros) et les Alpes-Maritimes (1.713 euros).
Plus de 700 euros entre les deux territoires, un sacré décalage, mais qui cache des hausses extrêmement variables. Et là aussi, on peut passer du tout au tout d’une collectivité voisine à une autre.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les propriétaires se sont acquittés d’un montant 3,36% plus élevé en 2024 en comparaison à 2023. C’est encore moins dans les Bouches-du-Rhône (+3,26%), malgré son statut de secteur le moins abordable du Sud-Est.
Dans les Alpes-Maritimes, la taxe a explosé en 2024
A contrario, les tarifs ont grimpé rapidement, plus qu’ailleurs, dans les Alpes-Maritimes. C’est ainsi que la Côte d’Azur a obtenu la « taxe d’or » avec un impôt progressant de 8,62%. L’inflation est certes plus « raisonnable » qu’entre 2022 et 2023 puisque les valeurs locatives cadastrales ont grimpé de « seulement » 3,9%, contre 7,1% en 2023, mais elle a tout de même touché toute la France.
Donc, si les contribuables maralpins ont connu une majoration de 136 euros, ceux du Var (+3,91%, 68 euros), du Vaucluse (+4%, 73 euros) et, à un degré moindre, des Hautes-Alpes (+5,23%, 76 euros) s’en sortent un peu mieux.









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