Installée sur la Côte d’Azur depuis deux ans, Emmanuelle Boisard consacre ses jours de repos à peindre les paysages emblématiques du Pays mentonnais. L’artiste, qui concilie aujourd’hui cette passion avec un métier dans l’environnement, espère bientôt ouvrir sa propre boutique pour y partager son art.
L’émerveillement ? « Intact. » Deux ans après avoir posé ses valises et ses pinceaux sur la Riviera, Emmanuelle Boisard n’en finit plus d’explorer sa ville d’adoption. « Je découvre et je redécouvre tous les coins : mer, montagne, façades colorées, centre historique… confie l’aquarelliste dans Menton-Presse. C’est le charme authentique. »
Une passion qui ne date pas d’hier. « Déjà toute petite, je faisais ça » sourit celle qui a choisi cette méthode autant par amour que par praticité.
Dépollution la semaine, pinceaux le week-end
« Le matériel se transporte facilement et on peut peindre sur le vif. En une heure, une heure et demie, selon la complexité du sujet, on retranscrit sur le carnet ces souvenirs. » Car la peinture n’est pas son métier à plein temps. En semaine, cette salariée œuvre dans l’environnement et la dépollution, à Monaco. « C’est un équilibre que j’ai trouvé et qui me va bien » glisse-t-elle.

Restent les vendredis, les soirs et les week-ends, consacrés aux cours à l’année, aux séances ponctuelles en plein air et aux stages, à l’image de ce week-end entier dédié au carnet de voyage. « L’idée, c’est d’apprécier l’extérieur, d’observer, pour retranscrire sur le vif l’ambiance des lieux qui nous entourent. Et l’inspiration est partout à Menton. »
« Un paysage, on peut le faire deux fois, il ne sera jamais le même »
Ses oeuvres en témoignent. La vue depuis les Sablettes, le bastion, le Campanin, la vieille ville, les hauteurs du cimetière… Sans oublier les jardins d’exception, de la Serre de la Madone au Val Rahmeh. « Urbanisme, végétation, montagne, mer, un peu de botanique… Les sujets sont très variés. C’est une source infinie » énumère l’artiste.
Une source que la lumière renouvelle sans cesse. « Ça varie en fonction de l’heure de la journée. Un paysage, on peut le faire deux fois, il ne sera jamais le même. Même les jardins : les floraisons changent en permanence. C’est infini. »
L’arrière-pays n’est pas en reste. La Brigue, Castellar, ou encore Fontan, croqué à quatre mains avec une amie photographe. Et la liste des envies s’allonge encore, du sentier des douaniers du Cap-Martin aux jardins qu’il lui reste à visiter. « Il y a toujours plein de choses à faire. C’est juste le temps qui manque ! »
Ses toiles s’exposent à Sainte-Agnès
En attendant, ses créations se dénichent à L’Atelier, la boutique de Sainte-Agnès tenue par un couple du village qui y propose sa propre production, et qui l’a contactée pour vendre ses aquarelles. L’artiste réalise également des illustrations sur commande.
Et demain ? Emmanuelle Boisard rêve de poser durablement son chevalet dans la cité du citron. « L’idée, c’est d’avoir une boutique pour pouvoir à la fois exposer et proposer des ateliers en groupe tout au long de l’année. »

Sans précipitation, toutefois. « C’est quelque chose que je garde en tête. Pour l’instant, l’équilibre me convient. Mais avoir plus de temps à consacrer à cette belle activité… » D’ici là, c’est carnet en main que vous pourrez la croiser, quelque part entre mer et montagne, « là où l’inspiration mentonnaise ne s’épuise jamais. »





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