"Ils font Nice" : chaque semaine, nos figures locales mises en vedette dans Nice-​Presse.

Dans le centre-​ville, l'Atelier Central d'Horlogerie propose des répara­tions de montres et d'horloges depuis quarante ans. Entre ancienneté et modernité, ici des passionnés permettent aux Niçois de faire revivre leurs biens. Rencontre avec Simon Tony, le gérant de l'établissement.

Comment est né ce commerce ? 

Monsieur Tourette a créé l'Atelier Central d'Horlogerie en 1984. Les locaux étaient d'abord situés sur l'avenue Georges-​Clemenceau, puis en 1996 il a ouvert la boutique au 17, rue de Lépante. Je suis arrivé à ce moment-​là en tant qu'employé jusqu'en 2011, puis j'ai racheté le fond de commerce de mon patron, quand il est parti à la retraite. 

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Photo : Nice-Presse

Mes parents m'ont dirigé vers ce métier. Après la troisième, j'ai fait une visite dans une horlo­gerie, pour voir si cela m'intéressait. Et ça a été le cas ! J'ai donc fait mes études dans ce domaine : ça se fait sur deux ans avec un CAP et on rajoute deux ans de plus pour obtenir un brevet des métiers d'art. Par la suite, soit on travaille ou alors on continue en se perfec­tionnant dans des montres à complication. 

J'ai direc­tement accroché avec ce milieu ! Il faut avoir l'amour du métier, de la patience. On apprend tous les jours. On a parfois de nouvelles pannes, on doit savoir s'adapter.

Que proposez-​vous ?

À la base, on était sur les répara­tions de pendules puis on s'est orientés sur les montres à la demande des clients. On s'occupe de tous les types de marques ou d'époque. On fait de la restau­ration complète du boîtier, du bracelet… Par exemple, on s'occupe de vieilles montres à gousset ou des chrono­graphes standards mécaniques des années 50 jusqu'aux dernières comme des Rolex, Omega ou Logines… 

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Photo : Nice-Presse

Vos meilleurs souvenirs ? 

Je pense que c'est la recon­nais­sance des clients quand on leur rend une montre réparée. Des fois, ce sont des souvenirs parce que ça appar­tenait à leur parents ou grands-​parents… Ça a créé des émotions. On a des habitués, des familles…

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Photo : Nice-Presse

Une fois, j'ai fait la réparation d'une pendule du roi des Belges, Léopold. Mais c'est l'objet en lui-​même qui m'intéresse avant tout ainsi que sa réparation. Au final, ça compte plus que sa prove­nance. Nous sommes quatre à travailler ici : on est tous amoureux de notre métier. C'est l'ensemble de notre œuvre qui est valorisant. 

Que pensez-​vous de l'évolution de la profession ? 

Quand l'établissement a ouvert, il y avait beaucoup plus d'horlogers à Nice. Aujourd'hui, nous ne sommes plus que deux. Toutefois, l'évolution du métier est belle. Les clients sont fidèles. 

Depuis le Covid, la demande a augmenté. Avant j'avais deux-​trois semaines de délai, à présent je suis à plus de deux mois. Les gens ont fouillé leurs caves et leurs greniers… Il y a aussi eu un revirement d'état d'esprit.

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Photo : Nice-Presse

Et pour la suite ? 

J'aimerais avoir plus d'horlogers dans mon équipe ! Il y a huit écoles en France mais c'est difficile de trouver… D'ailleurs, je forme des élèves au métier depuis septembre, au lycée Louis-​Pasteur à Nice. 

Pratique

  • 17 rue de Lépante
  • Ouvert du lundi au samedi, de 8 h 30 à 18 h
  • Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur ce site

Elles et ils font Nice :

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