À l’occasion d’une rencontre avec la presse locale, le préfet Hugues Moutouh a fait un point de situation sur l’immigration en terres maralpines. Voici les chiffres que l’on retient.
Chaque semaine, 500 étrangers sont « interceptés » en situation irrégulière, aussi bien à la frontière que dans le département (par exemple dans un squat de Nice en décembre dernier) tel que le rapporte le représentant de l’Etat dans le 06. Un chiffre qu’il estime encore élevé, mais en recul.
La situation des migrants mineurs étrangers fait beaucoup parler les élus locaux. La droite estime notamment que le conseil départemental dépense bien trop pour eux, alors que les associations humanistes (Tous Citoyens ! en tête) rappellent que bien des jeunes dorment encore dans la rue. Jusqu’à 15 % des étrangers précités sont des mineurs.
Bilan des courses pour l’an passé : plus de 44 000 « interceptions » (33 425 reconductions) et 475 passeurs qui ont été interpellés par les forces de l’ordre.
La proportion des « éloignements » pratiqués est bien plus faible : 336 individus en situation irrégulière et 215 délinquants.
À son arrivé, la rentrée dernière, Hugues Moutouh avait indiqué qu’il ne connaît que « deux catégories d’étrangers, ceux en situation régulière et ceux en situation irrégulière ». Il a poursuivi en confiant que « ces dernières semaines et mois », la plupart de ceux arrivés en France « étaient dépourvus de titres ».
Sur les mineurs non accompagnés, le successeur de Bernard Gonzalez a indiqué qu’ils devaient « naturellement bénéficier de la protection des conventions internationales de l’enfant ».
Mais il a aussi dénoncé « la stratégie mise en place par des familles pour exporter, abandonner leur autorité parentale et laisser l’État français et d’autres pays européens » s’occuper de ces jeunes.






Commentez l'actualité
Vous ne pouvez plus réagir 20 jours après la publication de l'article. Les contenus insultants ou diffamatoires ne seront pas autorisés, idem pour la publicité et les liens web. En cas de problème ou de contenu illicite, contactez-nous.