D’après les derniers chiffres remontés du terrain, quatre grandes communes françaises cumulent hausse des tarifs et de la demande dans l’immobilier. Parmi elles, deux villes de la région Sud dans lesquelles les vendeurs sont en position de force.
Et si c’était le moment de voir plus grand ? Plus confortable ? Ou tout simplement de changer d’air ?
En tous les cas, pour les propriétaires qui réfléchissaient à quitter leur domicile pour un nouveau projet immobilier, il est peut-être temps de se lancer. C’est ce qui ressort du baromètre de SeLoger, le site d’annonces immobilières, en date du lundi 3 novembre.
Partagée par Capital, l’étude se concentre sur deux données en priorité. Le prix du mètre carré et la demande sur le marché. Or, cette dernière est repartie à la hausse au cours des 12 derniers mois (+9 %) sur l’ensemble du territoire français. Au point de dépasser 2022, avant que les taux n’explosent.
Ainsi, les acheteurs ont désormais intégré qu’ils ne pourraient plus emprunter à 1 % comme en 2021, tout en sachant que les taux s’établissent désormais un peu au-dessus des 3 %. Leur stabilisation, plus la baisse des montants de la pierre majoritairement constatée, offre une fenêtre pour concrétiser leur acquisition.
À Nice et Marseille, les vendeurs peuvent fixer leur prix
Au détriment des vendeurs qui seraient perdants ? Pas forcément, notamment dans quatre grandes localités de l’Hexagone qui seraient au contraire plutôt favorables aux propriétaires qui cherchent à céder leur bien. Le Sud de la France, et en particulier Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice, est aujourd’hui du pain béni pour eux. Il leur donne en effet l’opportunité de revendre sans (trop) négocier.
Ces quatre villes cumulent augmentation des tarifs et de la demande. Le long de la Baie des Anges, un mètre carré valait 5.200 euros au 1er novembre (+2,7 % par rapport à novembre 2024), tandis que le nombre de potentiels acquéreurs grimpait de 4,1 %. Au cœur de la cité phocéenne, la reprise se constate par une progression des coûts de 2,2 % et de la demande de 3,7 %.
Les montants grimpent fortement en Provence-Alpes-Côte d’Azur
La majoration des prix s’observe d’ailleurs dans les autres municipalités de Provence-Alpes-Côte d’Azur passées au crible. À Toulon par exemple, elle est de 5,7 % en un an, la troisième plus forte des principales aires urbaines du pays. Cannes n’est pas loin (+4,1 %), tandis qu’il faut descendre un peu afin de retrouver Avignon (+2,2 %) et Aix-en-Provence (+1,4 %).
Du côté d’Antibes, au contraire, la diminution des montants est palpable (-5,1 %) sur l’année écoulée, d’autant plus qu’elle s’est entretenue entre octobre et novembre (-0,5 %). Une commune antiboise qui paraît donc plutôt avantageuse pour les ménages en quête d’un appartement ou d’une maison.
Mais encore faut-il avoir les moyens de débourser 5.961 euros pour un mètre carré. Soit la troisième localité la moins abordable derrière Paris (9.645 euros) et Cannes (6.152 euros).






