Le conseil municipal de Nice débattra, en mars prochain, d’une mesure radicale qui revient à une forme d’interdiction des logements en Airbnb.
C’est une décision de justice qui pourrait provoquer un tour de vis sans précédent au sujet de la régulation des meublés touristiques. Depuis 2022, les propriétaires qui entendaient faire louer leur appartement de cette façon devaient obtenir l’accord de leur copropriété. Dans 70% des cas, ces demandes étaient refusées, d’après la municipalité.
C’est cette mesure que le tribunal administratif a retoqué le 31 janvier dernier. La Ville a fait appel, tout en travaillant à des dispositifs plus sévères encore. Elle évoque, pour l’expliquer, les nuisances engendrées, les pertes pour le secteur hôtelier et l’impact de ces plateformes sur le logement.
« Ainsi, plus personne ne trouverait intéressant de faire du Airbnb ici »
Le 9 février, Christian Estrosi annonce qu’il « envisage d’imposer aux propriétaires le principe de la compensation dès la première location ». Une arme lourde contre ce marché, puisqu’il s’agirait d’obliger les loueurs à acquérir un second bien pour le placer en location de longue durée.
Et ça, le Maire le revendique : « une telle mesure, que nous évoquerons lors du prochain conseil municipal, ferait que plus personne ne trouverait intéressant de faire du Airbnb à Nice ». Reste à voir si une décision d’appel favorable permettrait de ne pas atteindre cette extrémité. La collectivité n’a pas souhaité commenter davantage le sujet ce vendredi.
D’autres très grandes villes mettent aujourd’hui Airbnb dehors. New York, gouvernée par le démocrate Eric Adams, a prononcé l’an passé à son endroit une interdiction de fait, en prohibant les annonces inférieures à trente jours.



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