Le marché immobilier du Var se détache nettement de ses voisins azuréens par des prix d’entrée encore accessibles et une demande locative qui ne faiblit pas. Miser sur les quartiers en mutation de Toulon ou les terres dracénoises permet aujourd’hui de bâtir un patrimoine solide tout en dégageant des revenus réguliers. Voici l’analyse des experts…
À contre-courant des Alpes-Maritimes, le Var suit une dynamique générale plutôt accessible pour les investisseurs intéressés par le marché de l’immobilier locatif.
Ainsi, et en particulier si vous scrutez l’arrière-pays, vous avez peu de risques de vous tromper dans votre acquisition. C’est ce qu’expliquent les spécialistes, dont nous avons croisé les données : celles de la FNAIM, de SeLoger et de Meilleurs Agents.
On déniche plusieurs zones stratégiques dans le département, qui tirent les rendements vers le haut, faisant le bonheur des bailleurs. Certains coins de Toulon en font partie.
De l’Ouest au Mourillon : quels quartiers toulonnais privilégier pour votre location ?
La capitale du 83 reste un choix incontournable, particulièrement dans les quartiers en cours de réhabilitation. Le profit brut moyen se situe entre 5 % et 6 %, mais il peut grimper davantage dans des secteurs spécifiques. À l’Ouest et au Pont-du-Las, notamment, avec des tarifs encore attractifs (environ 3 200 €/m²) pour une demande locative très forte.
Parmi les autres points intéressants, difficile de passer à côté du Mourillon. Ici, il faut surtout se concentrer sur la valorisation patrimoniale et la sécurité de la revente, davantage que sur le bénéfice immédiat. Celui-ci n’est toutefois pas à négliger (4 %). Dans le centre rénové, vous y verrez le lieu idéal pour la colocation étudiante avec la proximité de l’université et de l’ISEN.
Draguignan et Brignoles : misez sur la rentabilité record
Hors de la collectivité toulonnaise, la ville à privilégier est Draguignan, la championne de la rentabilité. Le montant de la pierre s’y élève à 2 400 euros le mètre carré. Dans le même temps, les loyers se maintiennent grâce à la présence du pôle judiciaire et des écoles militaires. Le gain peut atteindre 6,5 à 7,5 %.
La cité attire les acheteurs avec ses prix bas, ce qui permet une diversification facile. En revanche, il vous faudra en priorité viser les petites surfaces (studios et T2) qui sont les plus réclamées par les jeunes actifs et les militaires en transition.
Également dans les terres, Brignoles est un bon pari à tenter. Cette commune de la Provence verte illustre bien les bonnes affaires à réaliser dans la région. Les coûts y sont parmi les plus abordables du Var (2 300 €/m²), offrant des perspectives de rendement brut dépassant les 6 %. Une opportunité due au report des salariés travaillant sur les zones d’activités du littoral qui cherchent des baux accessibles.
Fréjus et La Seyne-sur-Mer, le pari stratégique : tourisme et vie locale
Au-delà de l’arrière-pays, voilà des plans à exploiter sur la côte. Fréjus et La Seyne-sur-Mer forment un bon compromis entre attrait touristique et vie permanente. Dans la première, les secteurs résidentiels éloignés du bord de mer génèrent des profits autour des 5 %. Par sa forte tension locative, elle a de quoi se montrer attrayante !
Quant à La Seyne-sur-Mer, elle jouit du rayonnement de Toulon, tout en affichant des tarifs légèrement inférieurs. Suffisamment pour obtenir 5 à 5,8 % de rentabilité, principalement dans le quartier des Sablettes. Celui-ci allie location annuelle et saisonnière, un excellent mix pour les investisseurs.



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