Avant l’été, deux nouveaux radars commenceront à flasher sur la Promenade des Anglais, a-t-on appris, alors que le danger causé par les chauffards s’y est multiplié ces dernières années.
« La nuit, vous avez des fous qui roulent à 140 km/heure. Cette délinquance routière m’est insupportable ». Ce 28 février, le maire annonce à Nice-Presse l’installation imminente de deux radars sur la Promenade des Anglais. Ils seront en place et raccordés au système central « avant cet été au plus tard ».
« J’ai discuté de cela directement avec le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui nous a aidés à avancer sur ce dossier » poursuit Christian Estrosi. « Il faut savoir qu’il n’y aura pas de radars permanents et de nouvelle génération chez nous avant la fin de l’année, puisque l’Etat n’en dispose pas. Mais nous avons obtenu, pour ne pas perdre de temps, l’installations de deux provisoires, sur le modèle de ceux que l’on retrouve sur les autoroutes en période de chantiers ». Ils flasheront et verbaliseront exactement de la même façon que les futures tourelles pérennes.
« Vous hallucineriez de voir les bilans dressés par la police municipale la nuit sur cet axe ! Le niveau d’accidentologie est démentiel et il était hors de question que nous restions bloqués, raison pour laquelle je suis allé obtenir ces équipements directement auprès de Beauvau ».
À terme, l’édile souhaite voir arriver 4 nouveaux radars sur la plus belle avenue de France. L’idée est aussi, une fois des résultats tangibles obtenus, de pouvoir mobiliser les équipages de la police municipale pour des patrouilles et des opérations ailleurs en ville.
Précisons, toujours au chapitre de la violence routière, que d’après une information de Nice-Presse, le niveau des rodéos urbains sur le territoire niçois a reculé de 16% l’an passé, comparativement à 2023.
En janvier, le préfet des Alpes-Maritimes Hugues Moutouh annonçait que le barème des infractions entraînant une suspension du permis de conduire est durci dans le département, tel que nous le développions par ailleurs.
Avant cela, en fin d’année dernière, la municipalité s’engageait, avec l’association Antoine Alléno, sur un plan d’actions variées, allant du lancement d’une campagne de prévention, au renforcement du soutien accordé aux victimes et à leurs proches jusqu’à un meilleur équipement de la police municipale, munie d’outils contre les refus d’obtempérer.





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