Préoccupé par le bilan de l’accidentalité routière dans les Alpes-Maritimes en 2024, la Préfecture a annoncé qu’elle allait durcir le ton. Attendez-vous à voir certaines infractions encore davantage sanctionnées, dès le mois prochain…
2024 n’aura pas été une année très reluisante pour la sécurité routière dans les Alpes-Maritimes. Via un communiqué publié ce mercredi 29 janvier, la Préfecture souligne que 55 décès ont été recensés sur les routes, un total presque constant, avec 54 déclarés en 2023.
Quatre fois plus de permis confisqués qu’en 2017
Les suspensions de permis aussi sont en hausse. L’année dernière, le préfet, Hugues Moutouh, en a retiré 3854, soit quatre fois plus qu’en 2017 (911). Face à cette situation, il entend serrer la vis.
Ce mercredi au Palais Sarde pour présenter ses vœux à la presse, il s’est livré à l’exercice des questions-réponses, et ce sujet est revenu sur la table. Le haut fonctionnaire veut taper du poing sur la table.
« Je constate que l’on conduit trop vite, trop souvent en étant alcoolisé ou sous l’emprise des stupéfiants. Le nombre de morts sur les routes est insupportable, a-t-il déploré. Je prépare une nouvelle doctrine pour que nous soyons encore plus répressifs. Les contrôles seront multipliés ».
L’alcool et les stupéfiants mis en cause
C’est en effet ce qui ressort du texte partagé ce jour. Dans celui-ci, l’institution maralpine précise que l’analyse de l’accidentalité routière démontre « la présence systématique des facteurs à risques récurrents tels la vitesse, la consommation d’alcools et de stupéfiants ». Sont aussi mis en cause « les distracteurs comme le téléphone ».
À compter du 1er février 2025, les automobilistes doivent s’attendre à davantage d’opérations des forces de l’ordre, et surtout, à des punitions plus élevées. Ainsi, plusieurs mauvais comportements verront leur sanction augmenter, à commencer par la consommation d’alcool excessive.
Des suspensions de permis plus longues
Aujourd’hui, vous risquez deux mois minimum de suspension de permis pour cette faute. Prochainement, le barème passera à six, et il pourra aller jusqu’à dix mois. Un état d’ivresse manifeste ou un refus de se soumettre à un contrôle vous coûtera huit mois, contre six actuellement.
Concernant la consommation de drogues, si vous êtes pris en flagrant délit, vous risquez entre dix et onze mois, contre un semestre présentement. Et si vous refusez de vous plier au test, vous encourez une suspension de dix mois, contre six auparavant.
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Le dépassement de la vitesse autorisée pourra engendrer une sentence de six mois, et ce, peu importe l’accès. Conduire tout en étant au téléphone sera punissable, si cela est couplé avec une infraction, d’un trimestre de suspension de permis. Enfin, on grimpe à un an pour un refus d’obtempérer et un accident mortel ou corporel associé à une transgression du code de la route.
Récidivistes et jeunes conducteurs très surveillés
Les jeunes conducteurs, ceux en permis probatoire, seront particulièrement surveillés. Et tout écart sera plus durement sanctionné, à savoir 10 mois pour un état alcoolique et la prise de stupéfiants. Les récidivistes aussi seront dans le collimateur des agents, avec une attention particulière sur une période de cinq ans.
Il semble d’ailleurs utile de rappeler que tout automobiliste pris à circuler avec un permis suspendu, invalide ou annulé s’expose à deux ans d’emprisonnement et à une amende de 4500 euros. Le véhicule peut, en outre, être confisqué.



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