Si vous êtes passés devant, vous n’en avez probablement pas gardé un bon souvenir. Le boulevard Raimbaldi, proche de la grande gare, semble presque à l’abandon. Le stationnement y est parfois anarchique, des bandes squattent avec de l’alcool ou de la drogue… Et au milieu de ce cocktail, les habitants et les commerçants, qui réclament une vie meilleure depuis dix ans.
FAITES-VOUS ENTENDRE - « Elle est sombre, sale. J’évite d’y aller, les toxicos me font peur ». Des années que Margot, la vingtaine, passe devant Raimbaldi. Et pourtant, elle ressent toujours un malaise dès qu’elle doit s’en approcher. A ce constat, nombre de Niçois acquiescent, jugeant le coin comme l’un des moins rassurants du centre-ville. Ils le regrettaient déjà dans ce reportage de Nice-Presse, il y a trois ans. Et dans tous les suivants…
DES ANNÉES D’ANNONCES
La précédente municipalité, celle de Christian Estrosi, n’était pas restée silencieuse face à cette situation. Une procédure avait été lancée pour qu’un privé puisse se saisir de terrains libres le long de la voie et ainsi ouvrir une zone commerciale plus avenante. Des contrôles des enseignes avaient été promis, de même que des travaux de rénovation. Ces derniers ont traîné, puis n’ont plus été évoqués. En dix ans, les riverains disent ne pas avoir noté de vraie amélioration.
Pourtant, c’est une rue comme les autres, avec de beaux immeubles bourgeois, habitée, avec plusieurs commerçants de qualité. Les vives préoccupations ne manquent pas. Et il y en a beaucoup, à commencer par les odeurs, notamment celle de « l’urine, affirme Cristina, responsable de l’hôtel YELO. En été, le sol chauffe et on la sent encore plus, c’est juste horrible ».

Chacun pointe les SDF : « Ils faisaient leurs besoins sur notre mur. Evidemment, on a reçu beaucoup de plaintes des clients ». « Une fois, j’ai compté deux cents passages en une journée sur un seul poteau. C’est la rivière de pipi » raconte Yoann, gérant d’une boutique de jeux de société, faussement amusé.
« Il faut nettoyer davantage la route, le sol est imbibé », martèle l’une. « Je milite depuis longtemps pour qu’on ouvre des toilettes publiques » soutient l’autre.
« Il m’a harcelée tout l’été »

L’insalubrité de la rue tient aussi de tous ces déchets laissés à même le sol. Et aux petites poubelles de fortune, des sacs accrochés aux arbres qui débordent souvent.
Les commerçants gardent tous le souvenir d’un épisode de violence ou à tout le moins d’une menace. « Deux hommes s’embrouillaient et criaient à côté de ma terrasse, rembobine Hemank qui travaille dans un restaurant, les clients se sont réfugiés à l’intérieur par peur d’être mêlés à la scène ».
« L’un d’entre eux m’a harcelée tout l’été, souffle Dayana, employée dans un supermarché. Il m’attendait à la fin de mes journées ». « Ça ne m’est arrivé qu’une fois en quatre ans, certes, mais un homme, manifestement saoul, m’a carrément jeté une chaise dessus » s’agace Yoann.
« J’ai fait plein de réclamations »

« C’est devenu un parking sauvage » poursuit le gérant. « Les gens se mettent n’importe où et ça klaxonne, encore et encore ». D’autant que ces places sont interdites aux voitures, car réservées. Et les premiers impactés sont les restaurateurs. « C’est l’enfer quand un camion vient nous livrer. Les gens font comme chez eux » déplore Hemank.
Mais alors pourquoi la situation ne change-t-elle pas ? « J’ai envoyé plein de réclamations, pris des rendez-vous avec des élus (de la précédente municipalité, ndlr), rapporte Yoann, las. Il n’y a jamais eu de vrai changement. Alors est-ce qu’ils s’en fichent ? Ou n’ont pas les moyens ? Je ne sais pas ».
« Raimbaldi a été abandonnée »
Beaucoup attendent un renforcement des effectifs de police municipale. « On les appelle pour des agressions mais ils viennent trop tard, une fois que c’est fini » assure le gérant. « Il faut que le stationnement gênant soit davantage contrôlé » appelle Hemank.
« Les propriétaires ont demandé de vrais changements ces derniers mois, soutient Cristina du YELO, mais on n’a toujours rien vu ».
« On a été abandonnés estime Yoann, on cumule toutes les nuisances possibles. C’est moins préoccupant que Trachel, mais quand même. J’ai beaucoup de familles et d’enfants dans ma clientèle. Il est temps que ça change ».
L’équipe du nouveau maire Éric Ciotti dit être à la tâche pour doubler le nombre d’agents sur le terrain. À Raimbaldi, après bien des promesses, on jugera sur pièces.



L avenue de gairaut a hauteur du 23 bouche toute l avenue de fontaine du temple au grand tournant (entree du tram) est bouché ce qui oblige les personnes a passer par les HLM de bateco qui rallonge le trajet enormement et cela depuis 4 mois environ.
Il est urgent de rétablir cette avenue
D avance merci
RAIMBALDI, TRACHEL, GAMBETTA … C’est la zone, des immeubles entiers voués aux logements sociaux, sous la férule d’Azur Habitat et Erilia. Pendant des années le tandem ESTROSI/BORRÉ s’est employé à mettre la main sur les appartements de bon nombre de niçois. Certains sont décédés, d’autres sont partis pour un meilleur environnement. Aujourd’hui ce secteur est devenu l’équivalent d’une annexe de l’Ariane. Le tandem n’est plus aux manettes mais le mal est fait, le mal est là et les responsables, eux, vivent en toute quiétude. Rue Trachel, j’ai le souvenir d’un article sur Nice Matin concernant un proche adjoint médecin (professeur) qui… Lire la suite »