Municipales 2026. Un coup de sifflet préfectoral ? En amont des municipales programmées l’an prochain, Laurent Hottiaux dénonçait dans Nice-Presse hier des pressions dont auraient été victimes des rédactions. Sur un autre sujet, il promet au maire de Nice, si nécessaire, de « saisir les juridictions compétentes » en cas « d’instrumentalisation » de la police.
« J’appelle à une campagne niçoise sereine. Ce qui n’est actuellement pas le cas du tout ». Un tel avertissement lancé par un préfet est assez rare pour être souligné. Invité spécial de Nice-Presse Dimanche le 7 décembre, le représentant de l’État dans les Alpes-Maritimes s’est alarmé de la situation azuréenne, un peu moins de quatre mois avant le premier tour des élections municipales…
🔴 Un @prefet06 sans fiches et surtout sans langue de bois dans Nice-Presse Dimanche
En cette toute fin 2025, Laurent Hottiaux révèle le bilan des services de l’État contre la délinquance et le narcotrafic. Mais pas seulement…#NICE06 @PoliceNat06
➡️ https://t.co/fqApdujyGH pic.twitter.com/QyzFfIxFJN— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) December 7, 2025
« Cette campagne doit être respectueuse du processus démocratique » souligne Laurent Hottiaux à notre micro. « Mais je suis inquiet des pressions ou tentatives d’intimidation que je découvre à l’encontre des journalistes. »
L’AFP relève que « la presse locale a récemment pris les devants face à des dérapages récents, entre journalistes insultés sur le terrain, pris pour cibles sur les réseaux sociaux, tenus à distance par certains candidats ou contournés par des équipes qui appellent directement leur direction pour tenter de peser sur un article. »
« Le club de la presse maralpin a ainsi dévoilé une ‘Charte de respect mutuel’. De nombreux journalistes et l’ensemble des candidats déjà déclarés l’ont signée. Reste à voir si ce texte sera effectivement respecté. »

Il y a trois semaines, le Syndicat national des journalistes (SNJ) à Nice-Matin publiait un communiqué passablement remonté, employant le terme de « censure », à propos d’articles réalisés mais jamais publiés dans les colonnes du titre. Dans la foulée, le site d’investigation Arrêt sur images proposait une enquête, pour tenter de comprendre si le bloquage est vraiment le fait des barons locaux ou de la propre direction du canard.
« Je n’hésiterai pas à saisir les juridictions compétentes »
Les plumitifs ne sont pas les seuls à mobiliser l’attention du préfet Hottiaux.
« J’ai un point de vigilance majeur : il peut y avoir une tentation d’utiliser certains services (police municipale ou agents privés, tels que ceux de la GAIDA) pour servir une campagne électorale, au travers d’opérations opportunes. Je veux rappeler que les policiers municipaux ont tout mon soutien et que je veillerai à ce qu’ils soient employés strictement dans le cadre de la loi…»
Et de promettre : « Si nécessaire, je n’hésiterai pas à exercer le contrôle de légalité, à saisir la Commission nationale des comptes de campagne ou, le cas échéant, les juridictions compétentes. »







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