Le retrait des épreuves olympiques laisse un goût amer aux acteurs économiques azuréens. Inquiets du manque à gagner financier, les patrons locaux exigent une réunion pour relancer la machine et protéger le territoire.
De Nice à Lyon. Au départ, la capitale azuréenne faisait partie des pôles majeurs devant accueillir les Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Mais tout a changé suite à l’élection d’Eric Ciotti. Le nouvel édile s’est formellement opposé à la mutation temporaire de l’Allianz Riviera en patinoire.
Le 29 mai dernier, les décideurs, inflexibles, ont confirmé le déplacement des épreuves de glace à Lyon, faisant disparaître la Baie des Anges de la carte des JO, faute d’autre option dans la ville (la cérémonie de clôture quitte également la Côte d’Azur). Est alors venue l’heure des reproches entre le Niçois et Renaud Muselier, le président de la Région Sud, chacun se renvoyant la faute. Mais le débat est bien plus large.
Lourdes pertes financières
Des habitants au monde politique, tout le monde a son opinion sur la question. Certains n’y étaient de toute manière pas favorables, d’autres, au contraire, déplorent la perte des retombées économiques induite par ce brusque revirement. Notamment les patrons maralpins, qui regrettent « l’apport d’activité qu’aurait représenté » cet événement mondial.
À Nice, le fiasco des JO d’hiver 2030 suscite des réactions enflammées
— Nice-Presse · Top infos (@NicePresse) May 30, 2026
🔴 Des avis très, très divisés
➡️ https://t.co/WoycMGKbRx pic.twitter.com/jhd6O95itl
Vendredi 5 juin, l’UPE 06, l’organisation des chefs d’entreprise des Alpes-Maritimes, disait « prendre acte » de ce fiasco mais s’inquiétait du manque à gagner « économique » et « médiatique » pour le territoire.
D’après elle, les JO devaient permettre de « générer des emplois directs et indirects, particulièrement dans l’événementiel, la sécurité, la logistique, le tourisme et la construction. Cette perte est difficile à chiffrer, mais elle est réelle ».
Les chefs d’entreprise veulent une « grande concertation »
Ce courrier s’attaque d’ailleurs directement au Comité d’organisation des Jeux olympiques et
paralympiques (COJOP) et au Comité international olympique (CIO). Le premier a été « incapable d’envisager une solution alternative à l’immobilisation de l’Allianz Riviera », s’agacent les dirigeants de société. Cette absence d’anticipation se paie aujourd’hui, malgré les tentatives des collectivités locales de sauver le projet. » Difficile, on l’imagine, pour les gérants d’épingler aussi la Métropole niçoise, grande pourvoyeuse de marchés publics et décideuse en bien des domaines.
Malgré cette « situation très pénalisante », les patrons sont « parfaitement conscients de la nécessité de maîtriser les dépenses publiques en réduisant la fiscalité, tout en privilégiant les investissements nécessaires aux habitants et au développement du département. »
Et restent vigilants sur la suite. Il « leur paraît urgent qu’une concertation soit engagée dans les tout prochains jours avec l’ensemble des acteurs économiques afin d’apporter de la visibilité et d’éviter que les entreprises ne soient les grandes perdantes de cet échec collectif. » Une réunion qui serait l’occasion « d’élaborer une vision stratégique au service de notre territoire ».






Les « Verts » lyonnais (et tous leurs homologues), veulent une planète sans plastiques, plus d’arbres coupés, plus de voitures, plus de centrales nucléaires : ils veulent le tout électrique… Comment faire de la glace pour les patinoires ? A Nice, on n’a pas de patinoire olympique mais on a des touristes toute l’année ! 🇲🇫
Il ne faut pas confondre … Les commerçants du Port ont subi une perte réelle, les commerçants autour du Stade, qui estiment être lésés avec le retrait des J.O., ils vont juste continuer comme d’habitude. Quant aux niçois, ils pourront suivre les jeux à la télé sans leurs rues encombrées tout en faisant des économies ! Et puis, les afficionados peuvent toujours faire l’A.R. Nice Lyon . 🇨🇵
« Cette perte est difficile à chiffrer, mais elle est réelle »…
Analyse pointue !
Ce n’est pas une perte réelle … Cela s’appelle du « manque à gagner supplémentaire » ! Après les J.O. ces commerçants auraient demandé une indemnisation pour « fin de jeux » ? 🇨🇵