Selon le journal Le Progrès, les consom­ma­teurs de drogue sont une grande majorité à ne pas régler leurs amendes. Pour enrayer la situation, des députés LREM ont déposé un amendement pour que ces sanctions finan­cières soient bien honorées.

200 euros pour usage de stupé­fiants. C'est l'amende mise en place depuis septembre 2020 pour punir les consom­ma­teurs de drogue sans saturer les tribunaux. En expéri­men­tation dans plusieurs agglo­mé­ra­tions, le dispo­sitif a convaincu le gouvernement.

Cette amende est fixée à un montant minimal de 150 euros si elle est réglée dans les quinze jours. Cependant, si le délais de 45 jours est dépassé, alors elle grimpe à 450 euros.

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Mais voilà, il y a un hic. Selon le journal Le Progrès, seul 41.7% des consom­ma­teurs verba­lisés payent réellement leurs amendes. Un chiffre émis par la direction des affaires crimi­nelles, et rapporté pas plusieurs députés LREM.

Pour que les paiements soient réellement effectués, les députés ont proposé un amendement au projet de loi sur la sécurité intérieure. 

Concrètement, ils souhaitent que le procureur relance l'action publique si aucune somme n'a été versée par les contre­ve­nants. Des poursuites seraient ensuite lancées face au tribunal correctionnel. 

Cependant, il ne s'agit pas du seul secteur concerné. Selon la commission des finances du Sénat, "fin 2017, le taux de recou­vrement des amendes pénales prononcées en 2016 était estimé à 48%".

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