Les enquêteurs cherchent à vérifier si, oui ou non, Richard Orlinski aurait pu être favorisé à Nice grâce à ses cadeaux. La collectivité assure que non.
L’enquête suit son cours. Après un signalement au Parquet effectué par l’élu écologiste Jean-Christophe Picard, une instruction était ouverte il y a un peu plus d’un an au sujet de cadeaux offerts par l’artiste Richard Orlinski au maire.
Une perquisition était menée à l’Hôtel de Ville ce mardi 18 mars, tel que l’a révélé BFM Nice Côte d’Azur. Sollicitée, l’équipe de Christian Estrosi a réagi par l’entremise de l’avocat Mathias Chicheportiche.
« Une perquisition est un acte d’enquête tout à fait banal dans une procédure de cette nature. Mon client a remis spontanément l’ensemble des éléments utiles sans qu’il n’y ait la moindre difficulté ».
« Christian Estrosi continuera à contribuer à l’enquête et attend sereinement son issue »
« Je ne partirai pas avec à l’issue de mes mandats »
Le coeur du sujet est de savoir si oui non Richard Orlinski a obtenu des contreparties grâce à ces cadeaux — dont Anne Hidalgo a aussi bénéficié à Paris, notamment — parmi lesquels deux sculptures encore exposées dans le bureau du premier magistrat (« sans valeur marchande, puisque sans certificat », assure l’artiste).
« Comme tous les cadeaux qui me sont faits, ils resteront ici ou partiront aux archives, pas avec moi, après la fin de mes mandats » justifiait l’an passé le maire.
Plusieurs animaux géants de l’entrepreneur de la culture avaient déjà été exposés dans les rues de Nice un été entier en 2023, puis dans les stations de ski métropolitaines, mais il s’agissait d’un prêt à titre gratuit, selon la collectivité — seuls avaient été facturés le transport et la fabrication de socles. Une oeuvre, un majestueux lion, est resté. Il s’admire encore sur la Place Garibaldi.





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