Avec l’abrogation de la taxe d’habitation sur les résidences principales en 2023, celle sur les biens secondaires est devenue un enjeu majeur pour certaines villes. Dans les Alpes-Maritimes notamment, elle rapporte bien davantage qu’ailleurs. Surtout pour les municipalités qui ont poussé très haut le curseur…
En 2024, la taxe d’habitation sur le secondaire a rapporté près de 3,9 milliards d’euros aux villes françaises. Depuis 2023 et la fin de cet impôt pour les résidences principales, elle représente un enjeu central pour les finances locales. C’est particulièrement vrai pour Paris, qui cumulait à elle seule à 334,2 millions d’euros perçus en 2024, selon le site Green Acres.
Cette plateforme, dont la vocation est d’aider les investisseurs à dénicher leur futur logement pour les congés, a dressé le classement des communes qui touchent le plus d’argent. Et sans surprise, la Côte d’Azur est en bonne position. Pour son statut de paradis des vacances, mais aussi parce que certains exécutifs ont choisi de pratiquer la surtaxe.
Une somme à plus de 8 chiffres pour Nice
On remarque par exemple que Nice a récolté 63,8 millions d’euros (le montant inscrit dans les comptes municipaux est plus bas, ≈ 50, car la Ville raisonne en recettes nettes effectivement encaissées).
Deuxième, la capitale maralpine est suivie par Cannes (44,2 millions d’euros, troisième) et Antibes (28,8 millions d’euros, cinquième), qui complètent le top 5. Marseille (43 millions d’euros) est également très haute dans la hiérarchie (quatrième).
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En descendant, on voit que Menton (16 millions d’euros, 16e) et Mandelieu-la-
Napoule (13,3 millions d’euros, 24e) figurent dans le top 25. Autant de cités qui se rejoignent sur un point. Elles appliquent presque toutes une majoration.
Dans tout le pays, elles ne sont que 4% à la pratiquer, et parmi elles, Nice (60%, le maximum), Antibes (40%), Menton (60%) et Mandelieu-la-Napoule (50%). Seule Cannes n’a pas pris cette option, en ne « matraquant » pas davantage les propriétaires.
Les Azuréens paient-ils bien davantage qu’ailleurs ?
Cela dépend évidemment de son emplacement, mais en moyenne, les Niçois déboursent, à ce titre, 2360 euros par an. C’est le deuxième total le plus élevé dans l’Hexagone, derrière Paris (2783 euros). La douloureuse l’est un peu moins chez leurs voisins, excepté pour les Mandolociens, qui doivent 2245 euros, soit plus qu’à Lyon par exemple (2033 euros).
La note diminue pour les Cannois (1867 euros), les Antibois (1728 euros) et les Mentonnais (1772 euros).
Même dans le Var, la taxe rapporte un beau pactole aux localités. À Saint-Raphaël (18,2 millions d’euros) et Fréjus (17,6 millions d’euros) en particulier. Néanmoins, pour le contribuable, elle se rapproche davantage de la moyenne nationale, qui est de 1125 euros en 2024. Il faut compter respectivement 1417 et 1421 euros.







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