C’est un lieu emblématique de notre cité : le marché de la Libération. Fruits, légumes, poisson… Six jours sur sept, les étals se dressent dans le quartier. La clientèle la plus fidèle permet de limiter un recul de l’activité…
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Quelques passants, un rayon de soleil, et surtout des bancs divers et variés. Ce mardi 21 janvier, dans la matinée, le marché de la Libération s’anime, comme à son habitude, sur la place du Général de Gaulle, devant la majestueuse Gare du Sud. Tous les matins, du mardi au dimanche, les maraîchers, les poissonniers, les producteurs sont au rendez-vous.

Les Niçois viennent faire leurs emplettes depuis de nombreuses années, voir même de générations en générations pour certains. Au fil du temps, comment évolue ce lieu emblématique ? Rencontre avec ceux qui le font vivre.

« Moins fréquenté » ?
Jennifer Papa vend « des fruits essentiellement français et des légumes locaux ». En ce moment, on trouve « des poires, des kiwis, des pommes…». Cela fait sept ans qu’elle a son banc par ici. « Mes parents ont également travaillé pendant une cinquantaine d’années sur le marché du Cours Saleya ».
Concernant la Libé, « il y a de moins en moins de monde. La semaine c’est très calme, le week-end c’est un peu plus animé. Les gens n’ont pas la possibilité de se garer, ou alors les parkings sont très chers. Je pense que ça empêche certains de venir. Il faudrait peut-être faire une heure de parking gratuite ».

Juste au-dessus, Franck Ciais est détaillant revendeur. « J’achète à des producteurs niçois et de la région Paca mais aussi en France. Par exemple, des navets, des salades, des poireaux, des oranges, des citrons…». Il a grandi à la Libé. « Ma famille était elle aussi sur le marché. J’ai appris le métier ici puis j’ai été grossiste et j’ai voyagé… Enfin, je suis revenu il y a une dizaine d’années ».
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Quel est son ressenti ? « L’ambiance a bien changé. C’est beaucoup moins fréquenté, sauf le week-end où c’est sympa. À présent, il y a peut-être trop de grandes surfaces. Les modes de vie ont aussi évolué… Les gens cuisinent beaucoup moins ». Avant, « c’était plus convivial, tout passait par le marché ». Malgré tout « ça reste un endroit vivant ».

« De plus en plus de jeunes »
Du côté des fleuristes, on retrouve Laetitia Chiflet. Elle propose des « fleurs sèches ». « Celles qui sont déjà empaquetées viennent d’Italie en général. Je travaille aussi avec des locales ». Cela fait cinq ans qu’elle dévoile ses créations près de la statue du Général.
« C’est une ambiance extraordinaire, très familiale. On s’entend tous bien. De notre côté, c’est vraiment joyeux. Le site a su rester populaire. Ça permet d’avoir une clientèle hétéroclite ».

Concernant la fréquentation, « c’est un peu plus calme. Je pense qu’il y a une désinformation sur le prix des fruits et légumes. Ça coûte beaucoup d’argent aux paysans pour se mettre aux normes européennes. Ça explique les tarifs. Et pourtant, ici, ce n’est pas tellement plus élevé que dans les grandes surfaces. Les gens pensent le contraire et viennent moins ».

Nathalie Raineri, quant-à-elle, propose du miel et de l’huile de région, des confitures d’agrumes, des tapenades, quelques produits transalpins, mais aussi des olives et des fruits secs en vrac, depuis 2017.
« Il y a du contact avec les clients, on les connaît. Le week-end, on retrouve même des chanteurs de rue. C’est super ! L’hiver, on a beaucoup de locaux, puis aux beaux jours, on compte aussi sur les touristes ».

Nathalie poursuit, « je pense que la fréquentation est à peu près pareille. Ça bouge pas mal ! Et d’ailleurs, depuis quelques années, j’ai l’impression que l’on a plus de jeunes. Ils ont le souhait de mieux manger, un souci d’avoir de bons produits. Et on espère que ça va continuer !».





Personnellement je constate qu’il y a de moins en moins de stands.
Beaucoup plus clairsemé et beaucoup d’emplacements vides à se demander comment ces maraichers gagnent leur vie.
Excepté les poissons ou tous les stands sont ouverts et là il y a du monde.
Je ne crois pas que cette désaffection vienne des clients.
J’aime bien le marché de la Libération , le problème c’est que le parking est beaucoup trop cher. Il faudrait que la Mairie fasse deux heures gratuites pour que nous puissions acheter nos fruits et légumes ou tout simplement flâner sur le marché
Me concernant je préfère celui du Saleya c’est normal, j’y suis née dans le vieux Nice
Bonjour, personnellement je trouve que le marché du cours saleya est un marché pour touristes, très cher !
Il y a le tram sur la place de la liberation, c’est quand même pratique, et si on vient de loin, il faut utiliser les parcs relais.