Municipales 2026 - L’institut Montaigne, souvent perçu comme de droite, a examiné de près la gestion de Nice. Bilan des courses, la situation de la ville s’est nettement améliorée depuis six ans, avec une dette qui a baissé, des investissements solides, et des dépenses de fonctionnement plutôt mieux encadrées qu’ailleurs. Mais on doit en partie cette embellie à la hausse des impôts locaux.
Les finances de la ville vont mieux qu’il y a quelques années, même s’il faudra faire un point sur certains chiffres dans les années à venir. C’est le principal enseignement du bilan proposé par l’Institut Montaigne, consacré aux grandes communes à trois semaines du premier tour des municipales.
Nice remonte dans le classement et décroche une note de 5,7 sur 10 en 2024, légèrement au-dessus de la moyenne des onze autres (5,6). Elle passe du 12e rang en 2019, au 6e cette fois-ci.
Le plus visible, c’est la dette. Elle reste élevée (545 millions d’euros, soit 1 553 euros par habitant), mais la capacité de remboursement s’est améliorée. Ce fameux indicateur, souvent un brin technique, correspond au nombre d’années qu’il faudrait pour tout restituer si la ville y consacrait son épargne. Nice est passée de 11 ans en 2019 à 6,8 ans en 2024. C’est mieux, et surtout sous le seuil d’alerte souvent cité (12 ans).
Prudence autour de la Métropole

Point important pour les habitants, les dépenses du quotidien sont mieux tenues qu’ailleurs. Le fonctionnement (les salaires, l’entretien, les achats courants, les services municipaux…) a certes progressé, mais moins vite que dans les collectivités examinées.
Pour l’heure, on ne dégage pas assez de marge. L’épargne n’est pas encore assez solide pour financer tranquillement les projets tout en remboursant la dette. Pour investir (travaux, équipements, aménagements), il faut encore pas mal emprunter.
Sur les investissements justement, Nice aurait relancé la machine. L’équipement a grimpé, mais reste inférieur à celui d’autres grandes villes, en moyenne, quand on regarde ce que cela représente par habitant.
Ce sont les pages qui feront débattre en cette période électorale. Le vrai levier utilisé ces dernières années, ce fut la fiscalité locale. Ces recettes ont augmenté entre 2019 et 2024. Pour les Niçois, cela veut dire que le redressement a beaucoup reposé sur l’impôt, dans une cité où les bases fiscales sont déjà élevées.
Enfin, la Métropole serait « sous tension ». Sa dette est stable depuis 2019, mais son niveau reste élevé, et sa capacité de désendettement est proche du seuil de prudence. Donnée qui compte beaucoup, car une belle partie des grands investissements du territoire se joue à cette échelle. Une situation qu’explique l’Institut Montaigne par les investissements XXL consentis pour les transports publics, considérablement en retard il y a dix-quinze ans. Les lignes de tramway auront fortement pesé dans la balance.
Municipales 2026, qui sont les candidats déclarés à Nice ?
- Christian Estrosi (Les Républicains-Horizons)
- Éric Ciotti (UDR-Rassemblement national)
- Juliette Chesnel-Le Roux (Socialistes, communistes, Verts)
- Mireille Damiano (La France Insoumise, Viva)
- Nathalie Dloussky (EGF, souverainiste)
- Céline Forjonnel (Démocratie directe)
- Hélène Granouillac (Écologiste indépendante)
- Cédric Vella (Reconquête, extrême droite)










Christian Estrosi n’a pas l’investiture LR pourquoi noter qu’il représente les républicains ?
Christian Estrosi est soutenu par Les Républicains pour les municipales 2026 : https://nicepresse.com/municipales-2026-a-nice-a-droite-christian-estrosi-sera-soutenu-par-les-republicains-face-a-eric-ciotti-appuye-par-le-rn/