En 2026, l’enveloppe budgétaire consacrée à l’immigration devrait grimper de 80 millions d’euros pour s’établir à 2,16 milliards, une hausse qui servira notamment à financer de nouveaux centres de rétention pour les étrangers en situation irrégulière, a annoncé lundi le ministre de l’Intérieur devant le Sénat.
Ces moyens supplémentaires doivent permettre de mettre en oeuvre la loi immigration adoptée en janvier 2024, mais aussi, selon Laurent Nuñez, de mieux assurer le maintien en rétention des personnes condamnées pour des faits d’une grande gravité et considérées comme présentant un risque élevé de récidive.
Le ministre a détaillé que, « Au total sont budgétisés en 2026 plus de 266 millions d’euros en autorisation d’engagement et 156 millions d’euros en crédits de paiement » pour l’augmentation et la modernisation du parc immobilier des centres de rétention administrative (CRA), où sont retenus les étrangers visés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Deux nouveaux CRA doivent être livrés en 2026 à Bordeaux et Dunkerque, tandis que la construction de deux autres établissements sera engagée à Béziers et Nantes, a-t-il indiqué.
Laurent Nuñez a ajouté que « Ces efforts sont intensifiés avec le renforcement en 2026 des capacités d’accueil de plusieurs centres de rétention, notamment à Rennes et Metz », marquant ainsi une nouvelle étape dans l’extension du dispositif.
Immigration : un budget renforcé et des centres de rétention en plein essor
En octobre 2023, l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé la volonté du gouvernement de « doubler les places dans ces centres pour les porter à « 3.000 » d’ici 2027 », un objectif désormais repoussé à « horizon 2029 », comme le relevait un rapport sénatorial publié début octobre.
Interrogé au Sénat sur une proposition de loi adoptée en mai dernier et visant à retirer aux associations présentes dans les CRA leur mission de conseil juridique auprès des personnes retenues, Laurent Nuñez a fait savoir qu’il « pousser(ait) cette proposition » si elle était inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Selon lui, « Il y a effectivement des structures associatives qui ne font plus de l’assistance juridique mais qui déposent des recours très systématiquement ». Le ministre a précisé qu’il ne s’exprimait pas « au nom du gouvernement », mais à « titre personnel ».
« Je la pousserai, à un moment il faut savoir dire stop (…) il y a d’autres structures qui sont tout à fait capables d’assurer une assistance juridique qui soit réelle, performante et qui ne se traduise pas par des recours systématiques qui viennent en obérer nos capacités d’action », a-t-il encore affirmé.
Les associations concernées avaient, au moment du vote au Sénat, dénoncé « un coup fatal à l’exercice des droits des personnes privées de liberté et à la transparence démocratique ».
- Ce qu’il faut retenir : Le budget consacré à l’immigration doit fortement augmenter en 2026 pour financer la loi de 2024 et l’extension des centres de rétention. Plusieurs nouveaux CRA vont ouvrir ou être engagés, tandis que les capacités des structures existantes seront renforcées. Une proposition de loi controversée visant à modifier le rôle des associations en centre de rétention est soutenue à titre personnel par le ministre de l’Intérieur.
Avec AFP







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C’est le nouveau immobilier d’ici. Geoles, cachots, murailles. L»amenagement du territoire’. Aujourd’hui c’est 2 milliards, demain c’est 100. On va prendre de la main d’oeuvre étrangère pour cela ? Non, non, non. Ces sont 2 milliards qui ne sortent pas d’ici. Parce que le flux migratoire de ces sous va être surveillé. Pas vrai ?